Ce matin, c’est Libé qui me réveille. Et quel réveil. Non, on va par parler de la bromance Trump/Musk, ils ont besoin d’un peu d’intimité je pense. Ok, en vrai je risque d’imploser.
Congrès PS : le camp Faure revendique la victoire, ses opposants estiment que ça «n’a rien à voir avec la réalité»
(article)
Sans rire, rien qu’au titre tu soupires avec moi, j’en suis sûre. Mais qu’est-ce qu’ils font ? Où est le PS ? Cette question a-t-elle une quelconque importance ?
Déjà, je ne sais tout simplement pas distinguer l’un de l’autre sans les lunettes :

On dirait des clones. Ils ont sans doute le même âge et le même tailleur. Les deux sont habillés de la même manière. À la limite, l’un a copié l’autre pour semer la confusion dans les urnes chez les seniors mais tu sais même pas lequel !
« C’était qui, déjà, Fabien Roussel ?
– Non, Mamie, ça c’est Olivier Faure, Roussel il est heu…ah merde, communiste, dis donc.
-Ils ont gé-chan, les communistes, c’est pas eux qui manifestaient en soutien à la police ?
-…
-Et Mélenchon, au fait, comment va-t-il ?
-Commence pas, Mamie, je vais chialer. »
Oui parce que Roussel, avec ses tirades sur le RSA qui devrait être supprimé pour la valeur travail de mes deux gonades, il devient même bankable chez LR, ce con. Je pense que le seul truc qui les réunit tous c’est le fait de vouloir être le plus à contre courant possible. Et avec Roussel, pour le coup, c’est réussi, à chaque fois que je le vois dans l’actu, je recrache mon café par le nez. Le but c’était pas de faire plaisir à Ciotti, putain.
C’est plus une fenêtre d’Overtone, c’est l’Océan Pacifique, à ce stade. La gauche c’est pas cette main-là, les enfants.
Et puis, heu, voter pour des mecs blancs, ça marche pas, ça n’a jamais marché, alors je…
« Et Mélenchon ? »
Quand tu te rends compte qu’en effet, Mélenchon :
- N’a toujours pas cédé sa place depuis 2017
- Reste fidèle à lui-même
- Porte le principal parti de gauche en France
- Semble ne jamais vieillir (sans doute toutes les messes noires qu’ils font dans les caves du QG de LFI)
y’a de quoi chialer sa mamie. Limite, heureusement qu’elle n’est plus là pour voir ça.
En gros, si tu veux voter, tu as le NPA ou LFI. En gros. Wow. Ah, oui les écolos. Les écolos. Admettons. C’est pas non plus du gauchisme de combat, hein ?
Et moi, j’ai plus envie de voter et ils vont devoir me remobiliser de ouf, ces gens-là. Sauf que jusqu’à présent, ils agitent les bras en pensant voler et font la roue avec leur teub en pensant révolutionner le paysage politique. Sauf que non, ils révolutionnent que dalle, ils sont juste là en train de s’admirer le zgeg en pensant avoir la plus grosse. Merde.
Tondelier ? C’est la femme, le token en vert. Je l’aime bien mais j’ai pas envie de voter pour elle parce que c’est une femme, et pour le moment c’est le seul argument que je lui trouve. Déso pas déso.
En plus, je te rappelle que je suis pour l’abolition des forces de l’ordre, de la prison et de l’argent, contre la verticalité du pouvoir et pour tous les trucs auto-gérés de hippies dans les Cévennes. Donc, hein, chacun de mes votes est fait à contrecœur, un peu. Si je m’écoutais, je retomberais dans la drogue juste pour le dimanche des élections, histoire de faire passer le truc.
Va falloir me convaincre, sachant que comme tout le temps, ça va finir entre culpabilisation sur ces saloperies d’abstentionnistes (c’est pas moi qui vote à droite, connard) et promesses faiblardes de castor parce qu’il en faut bien un. C’est devenu un sport national, de faire barrage pour au final faire passer l’extrême-droite par la porte arrière.
En attendant, ces brêles ne savent pas se parler, reproduisent les mêmes systèmes de domination que tous les autres au sein de leurs partis. Je suis même sûre qu’ils sont super toxiques en tant que mecs. Rien à garder.
Donc, je passe le temps en essayant de les distinguer. J’avais déjà du mal avec Jadot et Roussel qui, pourtant, ne se ressemblent pas physiquement. Mais, je ne sais pas, impossible de les distinguer jusqu’aux tirades-sauciflard du second. Du coup, lui, c’est bon, je l’ai bien en mémoire. Viandard, STIFO, RSA. Un peu modéré pour un UDI, je trouve.
C’est pas que c’est mieux en face, j’ai pas dit ça.
Quoique maintenant, je sais que Bardella est un maniaque de la propreté et passe la raclette dans la douche grâce à Karine Lemarchand et son émission censée donner forme humaine à tous ces connards. Merci, Karine. Jamais tu déçois, toi, hein ? Humaniser le RN c’était une mission spéciale de Bolloré ou comment ça se passe ? Non ? T’y as pensé toute seule ? C’est pas bien, hein ?
Plus j’écris, plus le gauchisme un peu mou de Tondelier me fait de l’oeil. On revient tellement de loin.
Mais je sais que, comme depuis 20 ans, je vais voter Mélenchon et ça me désespère. Regardons les choses en face : lui, au moins, il a un vrai capital comique, ce qui lui fait UN bon point, contrairement aux autres qui sont chiants comme la pluie. Méluche, il a ce qu’on appelle des expressions faciales propices au gif animé. Cela ne devrait pas être un critère, je sais, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Cite moi les punchlines d’anthologie d’Olivier Faure, tiens. Voilà. T’en as pas. Chiant comme la pluie.
Ces mecs sont insipides à en crever, j’y peux rien. Même Éric Ciotti il nous a fait rire en se barricadant chez LR. Même Bayrou a un capital fun relativement élevé avec ses conneries et ses troubles de la mémoire. Puis Sarko c’est l’Audace sponsorisée par Audible, bordel de merde. Chirac était un enfoiré, mais un enfoiré qui mangeait des pommes. Là on a rien, que dalle, on est sur le degré zéro de l’amusement.
Sans déconner, je vais commencer à les juger par rapport à leurs vannes, maintenant. Pas de discours à rallonge de mon cul, cinq minutes d’impro à Montreux et là on verra qui vaut vraiment le coup. Allez, on fait ça. Au moins, la gauche perdra mais avec le sourire ! Puisque le fond n’a plus d’importance et que le monde se fait la malle, autant en rire.




