Heures de réveil : 1h16, 5h00 (j’aime les chats, je déteste dormir et me reposer, tout va bien)

🤧 Devine qui a un mal de crâne d’anthologie, qui va faire un autotest tout à l’heure (la veille de mon anniv, sans déconner, ça a intérêt à être bon)(en plus toute la ripaille arrive ce matin), mes sacro-iliaques changent d’avis depuis fin juin entre ankylose de 2 à 3h le matin (c’est beaucoup) et douleurs fulgurantes, je vais passer un IRM qui me déclarera guérie donc je repousse le moment.

C’est donc un billet tout à fait à l’arrache, ce matin, je m’excuse par avance si je raconte n’imp, n’hésite pas à me le dire. Note : j’ai déjà 2 billets sur l’hystérie, faut que je les mette, faut que je les mette, faut pas que j’oublie de les mettre. Je vais oublier de les mettre.

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Aujourd’hui, on va parler des “drama queen”

“Le mot drama queen désigne une personne, homme ou femme, qui exagère les choses négativement, qui les prend au tragique avec excès, qui dramatise tout.

On dirait familièrement qu’elle en fait des tonnes, qu’elle en fait des caisses, et pour chaque situation dramatisée, qu’elle en fait tout un plat. C’est d’ailleurs un peu le sens que prend le mot drama en français, « ensemble d’évènements ou de péripéties montés en épingle ».

Attesté en français depuis 2008, le mot drama queen est surtout employé par les adolescents et les jeunes adultes. Il est emprunté à l’anglais, où il est apparu dans les années 1970.”
(Orthodidacte1)

Wikipedia ajoute : “Attention Whore” et là tu vois un peu où on va en arriver. Si si.

👉 Je n’ai vu que DEUX fois un homme cis comparé à une drama queen. DEUX FOIS.
C’est un terme féminin, qui me rappelle quand même vachement l’hystérie de nos ancêtres (comment ça, c’est encore utilisé en psychanalyse ? Merde, le XIXème siècle a appelé, il veut récupérer ses pseudo-sciences).

Moi, je vois l’aristocrate ou la bourgeoise de l’époque victorienne (de juin 1837 à janvier 1901 on me dit) avec des femmes en tenues beaucoup trop compliquées pour moi qui défaillent et pour qui faut aller chercher les sels dit “de pâmoison” (synonymes : évanouissement, faiblesse, malaise, syncope), sans parler de la masturbation médicinale administrée par le médecin de famille avec le plus grand sérieux.

Pour les femmes dans la société victoriennes, qu’elles soient très riches ou très pauvres, c’était la merde. C’était encore plus la merde pour les pauvres bien sûr. Mais tu sais bien que si on dit “Période Victorienne” on pense pas à la laitière qui galère sa race avec ses 18 enfants dont seulement 4 survivront.

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Celles à qui on autorisait l’hystérie étaient évidemment les nobles et les bourgeoises. Les autres faisaient sans, faut croire.
On mentionnera aussi les corsets, responsables de bien des malaises.

N’empêche, t’as une robe de 1m3, un corset qui t’empêche de manger plus d’une demi-pomme, un début de culte de la minceur et une pression sociale plus qu’immense sur ta pauvre personne de pauvre pêcheresse, normal que ce soit un peu trop.

A mon sens, c’est une bonne explication pour “l’hystérie”. La pression à être femme, épouse, mère, sexualisée mais asexuée, objet de convoitises mais avec tous ces jupons ça fait chier.

Mais on parle pas de l’hystérie, on en a déjà parlé, là on parle de la version digitale du flex disruptif : la drama queen.

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T’as forcément une pote, comme ça. Qui en fait trop, pour qui les émotions sont violentes, qui parfois fait des caisses pour “pas grand chose” (c’est ce que tu crois) et surtout, qu’il faut laisser gueuler sans y prêter attention.

La première femme que j’ai identifié comme telle (c’était en 2000/2003, le terme n’existait pas encore en France mais le ressenti est identique) était la copine du bassiste du groupe dans lequel jouait mon ex.

🍎 S. ne m’a pas plu, de prime abord. Elle me regardait comme si j’étais la dernière des merdes car je m’habillais n’importe comment et que j’en avais rien à foutre. Je ne me maquillais pas, je portais des tongs (on était à la Réunion), je ne participais pas beaucoup aux événements du groupe parce que je sentais que je n’en faisais pas partie, j’étais la pièce rapportée, et de France Métropolitaine en plus.

Elle me semblait trop. Trop apprêtée, trop maquillée, ses intonations étaient celles d’une pimbêche, elle était jolie, elle le savait et se comparait beaucoup aux autres.

😬 Son mec passait sa vie à la tromper.
C’était un couple de lycée, de ceux qui restent ensemble par habitude. Quand je dis qu’il passait sa vie à la tromper, je n’exagérais pas tant que ça. Iels avaient un cycle de la violence bien bien installé.

Son mec passait sa vie à la tromper et elle réagissait MAL 😱
Quel étonnement.
Non ?
Je sais pas, je demande, car à chaque crise qu’elle a tapée suite à un “pris sur le fait” c’était elle la folle, elle qui était en tort. Leur relation durait depuis 3 ans je crois. T’imagines, 3 ans à ce régime ? Un mec qui te ment et te gaslight en permanence ?

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Le gaslighting est important, ici, donc on va définir ça :
Le gaslighting est une technique manipulatoire utilisée par beaucoup de conjoint-es violent-es. Le meilleur exemple que j’ai c’est mon ex qui m’agresse en m’insultant. Le lendemain, je lui dis hé ho dis donc toi.
“Hein ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je n’en ai aucun souvenir, tu fabules”

Le gaslighting c’est pousser l’autre à la faute car celle ou celui qui pète un câble perd la manche.

🍎 Qui va croire S et sa “””parano””” (guillemets) alors qu’elle est éruptive et violente verbalement ? Même en sachant que leur pote couchait un peu partout, les bros trouvaient que S exagérait quand même.

Une autre anecdote, celle de la fin de ma relation avec l’ex en question, tu vas comprendre assez rapidement.

J’ai été mise de côté par les potes, vu que j’étais heu…chiante, à leurs yeux. Je demandais du respect, tsé. Pas qu’un pote télécommandé vienne dans ma chambre me dire “Tu serais mieux avec 10kg en moins, dommage, ton mec va bientôt aller voir ailleurs tellement t’as enflé”

Donc je faisais ma vie avec mes propres potes, et ça m’allait bien 🤷‍♀️

Lors d’une soirée beuverie – origan, une amie, la meuf du chanteur du groupe demande à me parler, et avoue avoir un gros crush sur le bassiste-infidèle. Bon. J’en avais vu d’autres, on parle, il ouvre la porte et demande s’il peut la voir, les deux me disent “à tout de suite” et je m’endors comme une merde.

Je me suis réveillée dans l’appartement que JE nettoyais, vers 5h du matin. Silence, immense silence, mais personne dans le lit. Mes chaussettes collaient au sol. Personne dans le salon. On avait que 2 pièces donc personne dans l’appart, et l’appart était ravagé. Des mégots de clope écrasés sur le canapé, de la bière et du rhum séchés au sol, un verre de bière renversé sur MON clavier, des cendres, des objets au sol, l’apocalypse 😞

Photo by R.D. Smith on Unsplash

Après 4 ans de relation sur ce mode, sachant que j’allais de toutes façons tout nettoyer, je me suis positionnée devant la fenêtre du salon, en direction de la fenêtre de la cuisine qui donnait sur la cour.

🍾🍾🍾 Et j’ai jeté les bouteilles par la fenêtre du deuxième étage, toutes les bouteilles. La rage pure. Trop de foutage de gueule de la part de ces connards, trop de faux plans comme ça, le réveil seule au monde dans cet appartement ravagé m’a achevée.

Et je me suis fait larguer. J’ai dit oui oui séparons nous pitié j’en peux plus de vous.

“Tu es folle, tu te rends compte ? TU TE RENDS COMPTE ?
– Excuse moi mais tu as vu le comportement de tes potes ? Le nouvel an, ça te dit quelque chose ?
– Oui mais c’est pas pareil, machin est pas pareil il est comme ça”

Machin en question, au nouvel an précédent, avait décidé de fracasser l’intégralité de toute la picole du réveillon (500F d’alcool, 105€ en argent d’aujourd’hui) contre le mur. J’avais des éclats de verre sur moi et le cul d’une bouteille m’est passé à 5 mm du nez.

🍡 La comparaison était simple.
Moi, j’avais balancé 5 ou 6 bouteilles vides, qu’ils ont dû ramasser (et ouais), Machin avait fracassé une quinzaine de bouteilles PLEINES, laissant tout le monde sur le carreau. Ses potes ont été racheter à boire, mais, moi, personne ne m’a félicitée pour mes beaux lancers et c’est précisément car ces mecs se permettaient tout, coke aidant, que la rupture m’a soulagée.

Je dirai juste, pour finir, qu’ils invitaient des meufs de 14/16 ans à leurs soirées “fun”. Une des raisons pour lesquelles je n’y allais plus. Voir des mecs adultes manipuler des jeunes pour niquer, on va dire que ça me rappelait des trucs.

Vivent (ou meurent) les représentations de la féminité “dramatique”

🥨🥨🥨

Ma colère infinie était un pétage de câble anormal qui méritait sanction. En gros, les bros du groupe se soutenaient les uns les autres dans leurs comportements de grosses merdes mais c’était moi la tarée.

Il a pas fait la même gueule en réalisant, une fois revenu en phase “lune de miel”, que non, ça n’allait pas marcher. Et là encore, je ne pardonnais pas, je ne m’excusais pas, j’étais en tort. J’ai dit va chier. Il m’a pété le nez. Réponse parfaitement adéquate.

👉 Le gaslight il est dans l’ensemble des circonstances entourant la crise.

Vu de loin, j’étais absolument tarée, oui. Vu de près, les bouteilles m’ont permis de ne pas être violente physiquement, ça m’a calmée et je ne me suis pas non plus fait de mal à moi-même. Et j’avais GRAVE la rage. Une rage qui ne s’est pas encore éteinte, à vrai dire.

🍎 Quelques semaines auparavant, S faisait une tentative de suicide.
Une pote m’appelle, me dit qu’elle ne répond pas. J’appelle, ça ne répond pas. J’appelle son père qui habitait juste au dessus, il descend, ne voit pas de lumière sous la porte et dit “Elle est sans doute sortie”.
J’ai appelé les pompiers.
Ils ont pu la sauver mais c’est pas passé loin.
C’était PAS un “appel au secours” (pitié arrêtons avec ça) vu la quantité de Lexo qu’elle avait ingéré. Et elle a récidivé la semaine suivante, sauf que son père était plus vigilant.

Dialogue avec mon futur-ex :
“C’était pas un appel au secours, non, j’ai bien fait d’appeler.
– Mouais de toutes façons c’est toujours pareil avec elle quand elle a pas ce qu’elle veut.
– Oui enfin elle vient de découvrir que son mec la trompe depuis 1 an avec sa meilleure amie, c’est quand m…
– Mais c’est la vie ça, c’est pas la peine de se suicider.”

(Il avait un gros passif avec le suicide, je n’ai pas poussé la discussion plus loin)

🦆🦆🦆

😕 T’imagines, tu tentes de te tuer et tous tes potes te font la gueule sauf la pauvre meuf que tu méprisait tant quelques années auparavant ? Pauvre meuf qui a passé la journée avec toi, à t’écouter, à répondre à tes questions en boucle car tu n’avais plus de mémoire immédiate ? Ouais, celle-là même.

Parce que PERSONNE n’a été la voir. Pas même son mec. Tout le monde l’a laissée de côté.

Pire.
“On va organiser son anniversaire dans la forêt de machin et on fera semblant de tomber sur les filles (dont la meilleure amie + d’autres proies), elle n’aura pas le choix.
– Mais c’est dégueulasse !
– Oh elle a déjà de la chance qu’on élabore un plan.
– Bah ça sera sans moi, alors”

Donc le mec qui propose de faire un piège pour que ses potes et lui puissent pécho, c’est absolument normal. Exposer S à la meilleure amie qui l’a trahie, quelques semaines après ses TS, tout en ayant prévu une petite jeune pour son mec, c’est normal.
👻 Ça c’est la mise en place du piège à drama queen pour pouvoir se débarrasser de la folle.

Et, oui, évidemment, ça s’est extrêmement mal passé. Et c’était ELLE la tarée. Je sais même plus pourquoi je précise, à ce stade.

🍄🍄🍄

Depuis l’histoire de S, je ne crois plus que les drama queens existent. J’ai vu à la loupe comment on rendait une femme à la fois dépendante et “folle”. Puis j’en ai été victime, aussi. Comment changer les règles, rompre quand ça nous chante avant de revenir la bouche en cœur, comment faire en sorte que ta-on partenaire soit accro à toi tout en souffrant, littéralement, à mort.

🍎 S n’était pas une drama queen, et moi non plus.
On a été deux meufs brisées par ce petit boy’s club confortable.
On était pas folles, en fait, c’était eux les agresseurs. On se faisait agresser sans s’en rendre compte, tellement les abus et insultes étaient normalisés.
Mon futur-ex était un mec absolument adorable sans ses potes. Mais en meute, wow. Les couches de toxicité de groupe, j’en ai jamais rencontrées d’aussi épaisses. L’histoire a 20 ans. Jamais.

Le gaslight ici c’est de se ne jamais répondre à la même question par la même réponse. Un jour, tu auras une version d’une information. Le lendemain, il te dira le contraire. Toujours sur des petits points, au départ, pour que la cible se remette en doute de plus en plus automatiquement.

“Le problème vient de moi, j’ai mal entendu, mal compris, je crise pour rien”

🍎 S était pas ma pote, j’avais pas vraiment d’affection pour elle, mais quand j’ai pu la soutenir, je me suis rendu compte que, même sous les effets résiduels de la masse de benzos qu’elle avait pris, c’était une femme amoureuse à en crever, qui ne comprenait pas pourquoi son mec la trompait. Il était tout, pour elle, il s’était rendu indispensable à sa vie et maintenant il la rejetait. Alors elle se faisait plus belle encore, acceptait de fermer les yeux sur ses incartades, faisait, en somme, tous les efforts que LUI aurait dû faire.

☕☕☕

Il y a TOUJOURS une histoire derrière une “drama queen” ou “attention whore”. On est pas comme ça par pur plaisir.

👉 “Attention whore” ça veut dire “Pute de l’attention”, au fait. Faut pas non plus utiliser cette expression, je dirais.

On réclame de l’attention, on créé du drama pour ça. Sauf que c’est pas calculé, la plupart du temps.

Je dis la plupart du temps car, tout comme il existe des femmes pilotes de chasse, il existe des femmes drama queen de profession. Désolée, j’aurais aimé que cela ne soit que réactionnel, mais non. Les femmes savent aussi faire preuve de violence et peuvent être toxiques.

Qui n’a pas un-e parent-e qui fait du chantage affectif ? Mon père m’appelait avec sa petite voix, sanglotant qu’il était seul et qu’il allait se foutre en l’air, que personne ne l’appelait. Avant d’appeler ma sœur aînée et de lui tenir le même discours. J’ai découvert assez tard, trop tard, qu’en fait il n’était absolument pas seul.

Je ne vais pas parler de ma belle-mère, je vais juste dire “master of masters”

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En fin de compte, on veut tous-tes de l’attention, non ? On veut être regardé-es, on veut être reconnu-es. On veut de l’affection, de l’amour, de la réassurance et de la sécurité.

Et ça c’est absolument normal, c’est des besoins normaux, c’est pas des exigences ou des anomalies de caractère. Comme on est pas des animaux super évolués, on ne sait pas toujours comment exprimer ça.
Il est difficile de dire “J’ai besoin d’amour”, parfois. Souvent 💔

On comprend que nos enfants aient ces besoins, on les écoute, on fait l’effort de ne pas vomir devant le ver de terre rapportée en trophée.
(Je parle d’une situation sans maltraitance, “on” est vaste mais pas si vaste non plus)

Mais, dès que tu es autonome et que tu quittes le sein maternel (ou paternel), rideau. Il faut apprendre à verbaliser ses besoins. Tous les enfants ne savent pas le faire quand iels sont éduquées dans la toute puissance de l’adulte où es besoins des grand-es passent avant ceux des enfants.

🤔 Alors, comment exprimer une chose que personne ne nous a appris ?
Le besoin d’amour, de respect, d’estime de soi, etc. ?

Bah si on ne l’a pas appris, ça ressort en vrac une fois que la cocotte minute explose. Et, crois pas, ça sort chez tout le monde. C’est juste qu’on ne l’exprime pas de la même manière et pas à la même intensité.

👉 Parce qu’au delà de toutes ces considérations hasardeuses, on a l’éléphant dans le salon : la domination masculine.

Pour les femmes, toutes les femmes, l’époque victorienne était un cauchemar permanent. Puritanisme, intolérance, autoritarisme, rigueur, inégalités…
En plus, dans un corset, pour certaines ?
A subir des événements mondains inutiles ?
A savoir qu’il faut trouver le bon mari, celui qui nous tabassera pas trop tout en étant de la même classe sociale que nous ?

Mais tu m’étonnes, qu’elles s’évanouissaient ou tapaient des crises !!!

Et tu m’étonnes que certaines aient besoin de réassurance !

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“Regarde-moi”

Derrière chaque drama queen, il y a cette supplique. Regarde-moi, écoute-moi, prends-moi en compte.

Photo by Matt Howard on Unsplash

Alors c’est parfois emmerdant, oui.
On a tous-tes la potes qui fait du drama. Je suis pas mal aussi, dans ce rôle, parce que je n’ai pas appris à exprimer mes besoins clairement. Comme je le sais, j’essaye de couper court en exprimant mes besoins, mais ça m’arrive régulièrement de claquer la porte parce que je ne sais plus comment je m’appelle.

🤖 Je n’arrive pas à parler des personnes qui font exprès. Les Münchhausen et Münchhausen par procuration (faire semblant d’être malade, ou ingérer des traitements qui nous rendent malades, ou, par proxy, empoisonner ses enfants pour passer pour la super maman qui traverse des épreuves) répondent à des états psychologiques très dégradés par, justement, une faible estime de soi, une vision un peu sadique des rapports parent/enfant, dans l’idée que la souffrance amène l’apitoiement et donc la reconnaissance de notre valeur. C’est plus compliqué et d’autres le disent sans doute mieux que moi, mais en gros on est là dedans.

Je n’arrive pas à exprimer autre chose que de la pitié. Je sens ce manque terrible dans leur regard. Je l’ai vu pour la première fois dans le regard de S. Ce désespoir profond, cette sensation d’être vide et dans le vide, sans rien qui nous entoure, rien qui nous retient.

🍰🍰🍰

Les “drama queens” sont souvent des personnes malheureuses qui se sentent incomprises et trahies. Les sous-entendus sont pour elles, forcément, car tout le monde les déteste. Elles sont l’accusée, la juge et la bourreau. Des fois, une formulation un peu ambiguë et BLAM le drame. Elles se sentent visées personnellement en permanence et y réagissent donc.

Je doute qu’on tape des crises juste comme ça, parce que tout va bien.

Si personne ne se demande pourquoi de telles phases, les drama queens continueront, persisteront jusqu’à ce qu’on les entende.

🧘‍♀ Donc, oui, la pote qui fait tout un plat de pas grand chose, c’est CHIANT, c’est même épouvantablement chiant par moments. Rien n’est simple, jamais, avec elles. Mais j’arrive pas à leur en vouloir.
Les Münchhausen par procuration, si, par contre. Que tu te fasses du mal, à la limite, voilà, mais faire tomber son enfant malade, ai-je besoin de dire que c’est aller un peu trop loin ?

Je pense à moi envoyant les bouteilles par la fenêtre, et je comprends, un peu, ce qui peut se passer lorsque la pression est trop forte et que toute la dissonance cognitive te fait exploser.

Maintenant, j’ai appris à exprimer ce que je ressens (parfois), je demande aux copaines de l’aide ou de l’écoute. Je désescalade très vite grâce à ça. Mais ça m’a pris énormément de temps, pour pas toujours réussir à endiguer la colère immense que j’éprouve…envers moi-même.

Ouais, on en revient toujours à ça. A qui est-ce que j’en veux le plus au monde ? A moi. Pas à mes agresseur-ses, non, à moi. J’avais qu’à fermer ma gueule. J’avais qu’à pas naître.
J’avais qu’à pas être moi.

😎 Quelle idée, aussi, d’être moi-même, aussi, le monde n’est pas prêt !

  1. https://dictionnaire.orthodidacte.com/article/definition-drama-queen []