Heure de réveil : 4h11 (j’avais suffisamment dormi)(non)

Je profite de la vibe d’hier pour placer un peu de propagande, pour avoir le Bonus-Soros, tu vois ?

Non, en fait j’avais pas assez de mots hier et je suis contente que ça ait été relevé dans les commentaires parce que ça me donne l’occasion de donner mon avis de femme cis non concernée encore une fois.

On va parler d’un truc qui me tient à cœur parce que ça me fait penser à une personne que j’aime comme si je la connaissais depuis toujours alors que non. Mon petit lapin, c’est pour toi ❤️

(C’est vachement pratique parce que plusieurs personnes peuvent se reconnaître, pour de nouvelles astuces de Community Management, dépose un like sur la page Facebook, je prévois une masterclass en 2023 si le Kickstarter aboutit.)

💐💐💐

Petit avant propos :
J’écris ces billets de manière à ce qu’ils soient compréhensibles par le plus grand nombre, donc j’imagine, sur ces billets “techniques” des manières d’exprimer tout ça à ma maman.
Je vais utiliser des raccourcis comme “AFAB” (Assignée Fille At Birth) et sans doute oublier plein de choses. Tu l’as vu hier, si il y a une précision à apporter ou des éléments à ajouter, j’édite le billet en fonction des retours.
Je suis une femme cisgenre qui parle en non-concernée, j’en ai conscience, mais je le fais quand même car je pense qu’il m’est beaucoup moins coûteux, à moi, de prendre le temps d’expliquer les choses.
Je peux me planter, ou dire des choses sujettes à interprétations auxquelles je n’ai pas pensé. En gros, tant que tu ne me crie pas dessus, j’écoute tout. Donc si je manque de précision, tu peux me le dire, je corrigerai au besoin.

Let’s pwn sur du Zardonic. J’ai dit hier que je mettrai des chansons moins bourrines, j’ai menti 😁

🐠🐠🐠

Les mecs trans (les personnes qui transitionnent pour voir reconnaître leur genre comme étant masculin) posent plein de problèmes aux féministes. Du coup, on en parle pas, ou si peu, parce qu’on ne sait pas gérer ces questions. Enfin moi je sais pas les gérer, en tout cas. Si t’étais venu-e pour des réponses, pas de bol.

Genre l’accès aux espaces en non-mixité. La question est si épineuse que je viens de bloquer plusieurs secondes devant cette phrase.

🤔 Quelle non-mixité ? Peut-on admettre des hommes trans en non-mixité ? De quelle manière ? Parce que les hommes trans sont des hommes, donc l’oppresseur, et là BLAM métaphysique à 5h29 du matin. Privilège ? Pas privilège ? Combien de points de SJW vaut cette carte Pokémon de l’oppression ?

🟢 Si on accepte les hommes trans (le problème se pose également pour les personnes non binaires mais elles sont aussi très invisibilisées donc je suis encore plus sans réponse), alors :
🍥 On accepte les hommes en non-mixité
🍥 On “oute” les mecs trans qui sont présents sur le groupe. Bah oui. Si t’es sur un groupe non mixte et que tu te présentes comme un homme, c’est que t’es pas cis.
🍥 Certains sont contents
🍥 Et d’autres non
🍥 Ensuite on aborde la “sociabilisation” et là c’est le drame 💥

🔴 Si on les exclut :
🍥 On les exclut

J’aimerais bien trouver une solution à ça, parce que le problème logique est sans fin.
“On est en non-mixité. Les hommes ne sont pas admis. Les hommes trans sont des hommes. Les hommes trans ne sont pas admis en non-mixité”
(Je cherche le nom de ce sophisme particulier mais il est encore tôt, on va laisser encore une chance à la fée de la relecture)(« Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat » paralogisme)(Merci)(Mais je t’en prie)

La logique est ainsi préservée lorsqu’on exclut les hommes trans des espaces non-mixtes, ce qui est satisfaisant pour le cerveau, certes, mais pose quand même un sacré problème, à savoir…l’exclusion des hommes trans (je t’ai dit, c’est une boucle récursive des enfers).

Sauf que “Oui mais les hommes trans sont trans” et j’ai zéro réponse.
J’ai zéro réponse mais ça me pose un vrai problème, d’exclure des personnes qui auraient besoin de la communauté. La logique je m’en bats la rate, je veux pas que les copains soient malheureux.

C’est une manière de dire que je m’en bats les gonades SUPER SOUVENT

🐿🐿🐿

Un jour, j’ai fait une blague en précisant la cismisandrie du truc (misandrie mais que pour les hommes cisgenres) et je me suis fait éclater par un lecteur façon “je pars en torche dans les commentaiiiiiiiiires 🔥”, parce que c’est transphobe que de se baser sur l’apparence des organes génitaux présents à la naissance de l’individu.
C’est vrai et ça fait un moment que je m’abstiens au possible de réflexions acerbes concerna…heu non attends, je me retiens pas du tout, je raconte n’importe quoi. Je sais plus. Merde.
😒 Ah vi, oui, c’est pour ça que je précisais “cismisandrie” et pas “misandrie”, parce que je me suis autorisé 1 (UNE) vanne totalement gratuite qui concernait les mecs cis uniquement. Je ne regrette rien.

La misandrie pose problème, on en a déjà parlé ici et on peut en reparler si tout le monde me promet de ne pas s’entretuer.

Mais on m’a aussi dit que les avortements sélectifs (interrompre sa grossesse en raison du sexe du fœtus) n’existaient pas car on ne connaissait pas le genre du foetus en question. Logique imparable, problème sociétal résolu 🤷‍♀️

On a réussi à retourner totalement la situation en un espèce de consensus totalement pété qui ne satisfait personne et en plus je viens sans aucune solution.

😿 Le monde n’est toujours pas prêt pour les mecs trans.

Et on ne résoudra sans doute pas du tout le truc avec de la pure logique, je crois. Parce que vu sous tous les angles, ça rentre pas et ça rentrera jamais. Soit on change le référentiel, soit on continue à galérer.

Ne me regarde pas comme ça, je ne parlerai pas de la sociabilisation parce que c’est bien plus compliqué que de dire “untel a été victime d’oppression sexistes avant sa transition et a désormais acquis tous les privilèges masculins”, parce que c’est mes limites de femme cis. Non pas que la question me fâche, c’est juste qu’il n’existe aucune solution parfaite et que le discours sur la sociabilisation est problématique à bien des égards.

En effet, dire d’une personne “””née homme cisgenre””” (guillemets, simplification) qu’elle a été privilégiée alors même qu’elle galère sa race présentement pour ne pas se faire tabasser dans la rue, faut oser, hein ?
Et dire qu’un homme trans ne sera, finalement, jamais “vraiment” un homme car on continue de faire une distinction, c’est également très con et blessant.

Du coup, la non-mixité, en fait, c’est chaud quand on commence à penser hors du cadre de la binarité. J’en viens presque à préférer les espaces mixtes, moralement parlant.

🍉🍉🍉

Personne ne sociabilise de la même manière, il est impossible de dire “Tu es né-e…” parce que ça pose aussi la question des femmes trans.

AKA

⚡ LE SPECTRE DE LA TERREUR DANS NOS RANGS
⚡ PANIQUE CHEZ LES TERF
⚡ LES INFILTRÉES
⚡ PEUR ET CONSTERNATION
⚡ LOBBY DU GENDER

Parce que, pour infiltrer les réseaux féministes, il est vachement plus simple de transitionner que de se créer un faux profil de meuf, c’est bien connu.
(C’était du sarcasme, il y a beaucoup de sarcasme dans ce billet)

Comme ça, tu vois, les meufs trans ont double peine aussi. Considérées comme des hommes par les TERF (Trans Exclusionary Radical Feminist) et donc des personnes fondamentalement mauvaises et oppressives de par la Très Sainte Biologie Niveau CE2, elles sont aussi rejetées parce que trans. La belle vie du privilège trans.
Encore du sarcasme, bien vu.

☠️ Les TERF n’aiment pas non plus les hommes trans car c’est la trahison : rejoindre le côté de l’oppresseur et ainsi, par la magie du montage, récupérer instantanément le kit de privilèges masculins qui va avec, c’est de la triche.
Surtout, ça veut dire qu’on “rejette” la féminité qui est sensée couler de source (essentialisme), et ça, faut pas, pour les TERF.

En gros, les TERF n’aiment pas les personnes trans et c’était dans l’acronyme donc personne ne gagne de point pour avoir trouvé.
Tout le monde présente son slip à l’entrée, accompagné d’un test chromosomique, sinon c’est panique à bord. Cela dit, si elles mettaient les analyses génétiques à l’ordre du jour, elles découvriraient peut-être le blob du genre.

😬 Oui parce qu’en fait c’est surtout de la panique morale réactionnaire de boomeuses du MLF-canal-historique, bien plus qu’une réelle inquiétude relative à des dangers réels et avérés par rapport à des incidents non-imaginaires.

On imagine donc la prédation des femmes trans, pour les cantonner à cette agressivité inventée. Les femmes trans sont toujours agressives si on en croit les TERF. C’est livré en bundle, à moins que ce soit une projection de leurs attentes face à des “hommes” forcément agressifs. Et comme elles racontent globalement énormément de merde, forcément, on est agressifves avec elles donc leur affirmation semble se vérifier. Alors qu’en fait, c’est juste qu’on déteste leurs discours de haine.

Tu sais quoi ? Je me suis déjà fâchée très fort avec des personnes trans, et tu sais pourquoi ? Parce qu’on était en désaccord sur des sujets, parce que ça arrive entre des personnes, laissons nos organes génitaux en dehors de ça, tu veux bien ? La toxicité existe absolument partout, je suis moi-même toxique et problématique, il m’arrive de me comporter comme une connasse, mais ça n’a aucun lien avec mon genre.

(Et arrêtons avec les ululements liés à l’utilisation des toilettes, svp)

🐙🐙🐙

Et les trucs sur “les hormones qui transforment les gens” c’est pareil. Oui, ça transforme les gens. Trans-forme. Lacan serait fier de moi.
Mais ça ne supprime ni ne génère la toxicité. Je sais pas pour toi, mais je ne gère pas ma vie avec ce que j’ai entre les jambes. Je sais que “les hormones”, je subis un SPM (Syndrome PréMenstruel) plutôt costaud tous les mois, tkt, je suis au courant. Mais le SPM est un modificateur de mon comportement, il ne va en aucun cas modifier ma personnalité, et je dis ça en étant bipolaire donc niveau pétage de câbles, je me pose là.

Par ailleurs, et c’est totalement parce que je milite à mobilité réduite, mais en vrai il y a toujours des personnes infiltrées dans tous les groupes, c’est un cauchemar de modo mais une réalité vérifiable. Cela devait être plus compliqué avant internet de s’infiltrer, même si j’ai connu une cheffe d’entreprise qui cherchait comment adhérer à la CGT en faisant croire qu’elle était salariée.

Tout arrive, l’imagination est infinie et ce problème absolument chiant parce qu’en réalité, le coup de XX et XY pour désigner femmes et hommes est bancal dès le départ au vu des trouzmille variations chromosomiques. Si quelqu’un-e a un bon lien, d’ailleurs, je veux bien, car l’explication est super longue et moi super pas biologiste.

🦄 Le genre n’est pas binaire.
🦄 Le genre n’est pas un spectre.
🦄 Le genre est un blob arc-en-ciel métamorphe.

Et j’ai un lien vers un texte écrit par des personnes concernées et qui explique mieux les problématiques rencontrées. 

🌈🌈🌈

Attends, on a pas parlé de la greffe d’utérus. La greffe d’utérus ou “Face à la parentalité queer, je ne sais plus comment je m’appelle”.

Parce que quand on évoque les transidentités, seules les femmes trans existent. Sans doute car elles représentent une menace fictive pour la communauté. Quelle communauté, on s’en branle, alors on va dire toutes les communautés.

Les femmes trans seraient dangereuse car nées non-femmes donc porteuses hypothétiques d’un pénis, et comme chez les TERF on aime bien les concepts pétés, les pénis ont des pouvoirs de nuisance magique ou équivalent. Me demande pas.

J’ai d’ailleurs beaucoup de peine de voir Sophie Robert, la femme qui a réalisé “Le Mur : l’Autisme à l’épreuve de la Psychanalyse” et qui est, donc, plutôt très anti psyK, devenir une TERF complète. Faut rappeler à Sophie Robert que Freud est super intéressé par le pénis comme objet central de toutes nos névroses et que, pour le coup, elle se mélange pas mal les pinceaux en contredisant ses propres propos.

Ta gueule, c’est magique, voilà.

Les TERF sont en PLS face aux hommes trans. La Trahison.

🤔 D’ailleurs, je ne sais pas si tu as remarqué un pattern dans les articles qui parlent des ados qui transitionnent, mais ce sont toujours des personnes assignées femmes qu’on présente. J’ai lu plusieurs articles sur les détransitions, et là encore, magie du montage, ça ne concerne quasiment que des personnes assignées femmes à la naissance.

(Je sais que le terme d’assignation à la naissance est problématique car ne correspondant pas au vécu des personnes, de la même manière que l’idée de sociabilisation est claquée au sol, simplification ici)

Cette surreprésentation m’a tout de suite frappée car je me souviens avoir dit “Attends, d’où le Figaro parle d’hommes trans ??!”

👉 Le Figaro, comme les TERF, utilisent les hommes trans comme des outils de panique morale. Pile, je gagne, face, tu perds. Regarde ce bel épouvantail pendant que je te donne un (ah merde les Standards de la Communauté, soyons créatives) une caresse délicate sur l’arrière de la tête avec un objet contondant de type outillage de jardin.

En vrai, ces gens s’en foutent. Faut surtout pas déborder du cadre de la binarité et du sexe = genre, c’est tout. Sinon c’est trop compliqué.

🥦🥦🥦

J’ai envie de faire un rappel que je n’ai pas fait hier :

Depuis 2017, on n’oblige plus les personnes en transition à subir une intervention chirurgicale de réassignation impliquant une stérilisation pour obtenir un changement d’état civil.

DEUX MILLE DIX SEPT 😑
Donc avant 2017, la stérilisation était obligatoire.

Du coup, c’est très récent pour plein de monde et il y a un effet “Oh mandieu ils sont partout” (effet loupe), comme si on avait inventé les personnes trans en 2012. Des questions compliquées sont posées dans l’urgence alors que non, on a pas inventé les personnes trans en 2012 mais en 2010 🧐

Plaisanteries douteuses mis à part, personne n’a inventé qui que ce soit. Les personnes trans, je n’en ai pas de preuve mais j’en suis absolument convaincue, deal with it, existent depuis que les gens existent. Il y en a eu avant nous, il y en aura après nous.

Ce n’est pas parce qu’un sujet est tabou qu’il efface les choses. Sinon je rends plein de trucs tabous et c’est plié.
Je suis convaincue qu’il y avait des hommes enceints “avant”. C’est juste qu’on les a invisibilisés, totalement éradiqués des mémoires en réponse à cette trahison/transgression ressentie comme insoutenable.

Je cherche le kit Faber Castell spécial féminin sacré, j’aime bien le orange vif. C’est en bundle avec le stage d’éveil à la connaissance de soi, je crois, mais l’entrée est à 16 000€ donc si je peux achever les rituels juste avec le kit de base, tu vois ? Non ?

 

🐻 Les mecs trans font chier les essentialistes. Les personnes qui parlent de Féminin Sacré et organisent des stages quantiques à 12 000 balles n’aiment pas trop trop qu’on bouleverse leurs certitudes. Ils font chier les mecs cis parce qu’ils usurpent leur pouvoir à l’aide d’un habile stratagème magique. Ils font chier beaucoup de féministes, de celles qui aiment proclamer leur “vraie féminité” en opposition à une masculinité forcément totalement uniforme.

Ultime trahison, la grossesse des hommes trans. Comment ose-t-on déjouer la binarité du monde ? De quel droit ? Ils avaient la chance d’être dans le bon camp, mais ils veulent pourtant pas être des femmes ! Trahison, glapissements, fureur, silenciation, invisibilisation, problème résolu.

Hier j’ai lu un commentaire qui parlait de “vouloir le beurre et l’argent du beurre”. Comme si les transitions étaient un bénéfice. Etre en adéquation avec la perception de son corps n’est pas un bénéfice, c’est un droit. Faire des enfants en est un autre.

🐓🐓🐓

On préfère penser à des hommes cis ayant subi un protocole de greffe compliqué qu’à des hommes trans qui portent des fœtus. C’est la seule logique que beaucoup trouvent pour sortir de la dissonance cognitive.

Inventer des trucs extravagants alors que la réponse était simple : les personnes pourvues d’un utérus fonctionnel peuvent porter des enfants 😱

🐦 “C’est un effet de mode, vous allez inciter toutes les filles à devenir des garçons”.
J’adore ce non-argument car il dit, en gros “le Boy’s Club est privé” et “non, tu n’auras pas les privilèges liés à ton genre”.

Non, parce qu’un effet de mode, c’est des baskets qui ne ressemblent à rien tout en coûtant hyper cher, c’est pas se coltiner tout un suivi juste pour faire chier maman.

🐦 “Et les détransitions ??!”
“Bonjour, 0,001% des personnes détransitionnent donc j’en fais un argument médiatique terrifiant”
J’ai envie de dire que c’est comme ton premier tatouage même si c’est une non-analogie. Faut pas se louper.

J’ai aussi envie de dire que c’est comme les grossesses et les enfants : ça aussi, c’est plutôt permanent. On ne cille pas lorsqu’il s’agit d’imposer des grossesses à des mineures parce que l’IVG c’est mal. On a d’ailleurs pas trop de soucis à évoquer l’interdiction de l’avortement, alors qu’un enfant, c’est un peu la punition toute ta vie.
Mais si à 15 ans tu OSES penser à évoquer pourquoi pas la possibilité que tu ne sois pas cis, tout le monde se préoccupe soudainement de ton bien-être.

Je retrouve un peu la même réactance avec les personnes souhaitant subir une stérilisation volontaire (ligature des trompes ou vasectomie).
“Mais et si tu changes d’avis ???”

Les gens sont en capacité de s’auto-déterminer. Des fois, les gens se trompent ou prennent de mauvaises décisions. Va plutôt faire chier un type à Rolex qui golfe, non ? (Je garde la Rolex qui golfe parce que j’ai l’image en tête, maintenant)
Quitte à juger des personnes, tape juste.

🐹🐹🐹

Les hommes trans posent trop de questions que personne n’a envie de se poser.

Et si on réussissait à sortir du cadre ? Et si on se disait que les enfants de familles avec un parent trans s’en sortent aussi bien que les autres ? Et si on laissait les personnes faire ce qu’iels veulent de leur cul ?

Moi, ça m’intéresserait bien, qu’on écoute et qu’on accepte que les autres puissent avoir une vie. Qu’on arrête cette obsession sur le contenu des sous-vêtements et qu’on lève la tête pour regarder en face les personnes qui nous parlent. Je ne pose pas de question intime aux inconnus dans la rue, à quel moment on aurait un droit de regard ? Ça te ferait quoi, qu’on te pose les mêmes questions intrusives sans cesse ?

Ou qu’on se dise qu’une personne trans en chie déjà suffisamment pour qu’en en rajoute pas une couche ?

Je dis ça parce qu’en fait…les problèmes liés à la transidentité sont essentiellement posés par les personnes transphobes elles-mêmes. C’est les réacs et les TERF qui se posent ces problèmes là dans leur coin, parce que ce sont des problèmes souvent totalement inventés ou extrapolés. Si une femme trans agresse une femme, c’est forcément lié à sa transidentité, et on te le dit bien dans le titre de l’article.

Car dans le royaume enchanté des TERF, personne n’est agressif ni problématique, c’est bien connu (oui oui sarcasme, toujours). La paix, la bienveillance et la sororité sont de mise et PERSONNE NE SE CRIE JAMAIS DESSUS.
Si une femme trans agresse, c’est parce que “c’est pas une femme” et quand un homme trans agresse “c’est la transition et les hormones”. Pratique.

J’avoue que l’idée de savoir que Marguerite Stern, TERF parmi les TERF et “créatrice” des collages féministes, ait été obligée de voir cette image me réjouit dans mon petit cœur sec et froid.

🍀🍀🍀

On en revient aux capacités de violence des femmes et à cette essentialisme forcené qui sursaute au moindre tremblement. “Une femme” ça doit faire “des trucs de femme” mais “pas tous les trucs de femme” mais “des trucs de femme” quand même. Me demande pas, j’ai jamais compris.

Aussi, une femme (dans le sens TERF du terme, c’est à dire “ce qui nous arrange”) qui agresse sort de ce cadre et il faut à tout prix trouver une justification qui nous fasse retomber sur nos pattes sans toucher à la Féminité Sacrée.

Donc on exclut cette idée en la considérant comme impie, car de cette idée essentialiste-là découlent beaucoup trop de remises en question. Attribuer de la violence fantasmée permet de décrédibiliser de manière (pseudo)légitime le rejet transphobe sans jamais le nommer et, surtout, sans jamais se poser de question relatives au genre.

Ah oui, tout de suite, c’est plus simple. Les TERF ont la flemme.

Bah moi aussi donc on s’arrête là pour ce matin ❤️