Heure de réveil : 6h00 (gratte gratte on a la dalle)

Je pensais m’en prendre plein la gueule hier avec mon billet sur le COVID mais pas du tout, je vous ❤️

Le billet du jour risque d’être publié tard, parce que j’envoie mes deux humains de compagnie en vacances sans moi. J’aurai jamais passé 3 nuits d’affilée loin de mon fils ma bataille. Depuis sa naissance, j’ai fait 3 ou 4 soirées pyjama chez ma BFF (j’ai 12 ans, oui), 1 nuit pour un déplacement pro, 1 nuit d’hospitalisation, 2 nuits loin pour aller voir la Juge aux Affaires Familiales (les trois derniers n’étaient pas particulièrement fun).

J’ai réellement très besoin de ces 4 jours de calme. Certes, il y aura les chats, mais ne pas me faire hurler dessus par l’Enfant et ne pas subir ses crises de frustration compense un peu le truc. Ils vont me manquer mais j’ai prévu de faire plein de choses (tout ça pour finir par dormir toute la journée, on la connaît).

Ce matin on va parler Bisounours, sinon. Une transition ? Quelle transition ?

🐼🐼🐼

Y’a un truc qui m’a toujours scotchée quand on me “traite” de Bisounours, c’est qu’être gentille est sensé être un vilain défaut. La logique de ce truc m’a toujours échappée.

“On vit dans un monde cruel”
“L’homme est un loup pour l’homme”
“Faut penser qu’à sa gueule d’t’façons”
“Le meufs aiment que les mâles alpha

Le monde veut ta mort, et on te le rappelle. Faut être méchante pour survivre dans ce monde de chacals, blablabla 😑

Sauf qu’on est une espèce sociale, à défaut d’avoir une survivabilité optimale. Bah oui, on est fragiles, surtout face à un tigre ou un serpent. On est aussi fragiles dans l’infiniment petit avec toute une collection de maladies, virus et bactéries mortels. On craint le chaud, le froid, la pluie, le tonnerre, le vent…c’est pas ouf niveau “loup pour l’homme” non ?

Là on se la joue on a maîtrisé la Terre, tavu, mais en vrai on a tellement foutu la merde que notre planète est de moins en moins vivable. Ah ouais, bravo, ça valait la peine de se la jouer mâle alpha, ouhlàlà quelle force, quelle puissance masculine ! /clap

Moi, quand on me dit que je suis une sale bisounours, je me dis que le malotru qui me dit ça s’est paumé quelque part dans sa logique.

L’individualisme est une notion capitaliste avant tout. Je le répète : l’humaine est une personne sociable. Seule dans la forêt, sauf si tu as acheté le kit survivaliste à 299€, tu fais pas deux jours. Et même si tu as acheté le kit, c’est pas gagné.
Il y a des histoires de survie en milieu hostile vraiment très impressionnantes, certes.
Je pense notamment à Aron Ralston qui a du se couper le bras pour se libérer d’un énorme de rocher qui le bloquait au fond d’un canyon, qui a inspiré le film “127h” ou à Juliane Koepcke qui a réussi à survivre 11 jours dans la jungle amazonienne après une chute de 3000 m suite à un crash aérien.

Combien meurent juste dans les bois sans avoir de vidéo YouTube en leur honneur ?
PLEIN
Evidemment, plein !
Tu as beaucoup plus de chances de mourir que de survivre dans ces circonstances, sinon on ferai pas des vidéos sur les histoires de survie miraculeuses parce que ça serait banal, pas miraculeux.

Idem quand tu es malade : seule, c’est galère, et si tu es TRES malade tu as besoin de soins et d’au moins une personne pour t’aider sinon tu peux mourir.

On est une espèce sociale, on est interdépendantes, on crève si on est en mode solo.

Tu vas aller dire aux marmottes ou aux abeilles qu’elles sont des bisounours ? Certaines espèces ne fonctionnent pas seules, on fait partie de la liste parce qu’à poil dans les bois on est un peu en difficulté pour faire autre chose que flipper nos mères au moindre bruissement de feuilles. Panthère ou serpent ?

Par respect pour les phobiques des serpents, juste panthère.

🐭🐭🐭

Du coup à chaque fois qu’on me dit que je suis trop gentille trop conne, je pense à ça.

Être trop gentille trop conne pour moi ça se traduit par des amitiés fortes, une solidarité à en chialer parfois, plein d’amour, du soutien et des conseils. Des engueulades, aussi, mais surtout beaucoup d’amour. C’est heu…plutôt des choses positives, quoi.

Pour moi, c’est plutôt bien d’être bienveillante. C’est pas parce que je suis bienveillante que je vais me faire bouffer par un tigre. Déjà parce qu’il y a peu de tigres vers chez moi, ensuite parce que je trouve de l’intérêt à la vie en communauté. Même si certains de mes congénères sont de sacrés connards.

Tu as sans doute déjà connu, justement, ce mec qui te dit d’emblée “Nan mais moi je suis un connard“. C’est bien de préciser, tu me diras, au moins on sait à qui on a affaire. Mais pourquoi tu le précises ? Parce que tu conditionnes une non-réponse à tes abus ?
“Je t’ai rien promis j’ai annoncé la couleur alors va chialer ailleurs stp”
Chez moi, cette affirmation déclenche mes warning red flag alarm tout ça. Pourquoi tu te sens obligé de dire que tu es un vautour ?

➡ Parce que, surtout chez les hommes cis, c’est un comportement valorisé.

Je n’ai jamais *touche du bois* entendu une femme me dire “Ah mais moi je suis une connasse, je suis pas sympa” en début de relation. J’ai pu le constater lors de conversation random mais c’est pas un truc qu’on va me dire d’emblée. Une femme qui s’annonce pas sympa, c’est contre nature. Un mec, lui, sera vu comme “alpha”, parce qu’il OSE s’affirmer comme tel.
En plus quand je vois la gueule des copines “pas sympa”, franchement, j’aimerais que tout le monde ait ce niveau de non sympathie.

Mais ces mecs-là, la nature, ils croient connaître.

La nature, déjà, elle dit les femmes font des sandwichs, des bébés, elles soignent les blessures et elles sont un parfait support à frustration.
Lorsqu’un mec dit qu’il est un connard c’est surtout une indication sur sa manière de vivre une relation. T’es prévenue : tu vas en chier.

J’ai du mal à décrire ça, mais dire qu’on est méchant donne sans doute un sentiment de toute puissance. On assume son côté sombre, on l’embrasse même. Lex Luthor est une petite frappe à côté de Jean-Nuisible, attention, gros rebelle à l’horizon !

…jusqu’au jour où il ressent une émotion et sait évidemment pas la gérer.

Je vois ça comme un animal qui marque son territoire : on se dit male alpha en filigrane, on espère pécho en étant viril, on fait des démonstrations de force de temps en temps, agrougrou les muscles la puissance le charisme…

Et les mecs vont dire “ouin ouin les meufs préfèrent les connards”.
Mec.
T’as RIEN compris.

On est conditionnées à rechercher ces signes chez un partenaire potentiel. Des milliers d’années de conditionnement à la faiblesse, et voilà. Parce que si les hommes sont forts, les femmes sont faibles, évidemment.

Comme si on faisait croire aux femmes qu’elles sont faibles et fragiles pour leur faire penser qu’un mec autoritaire saura les protéger efficacement du reste du Triste Monde Cruel. On est dans une impuissance acquise. Il nous faut du gros muscle pour nous protéger.

Nous protéger de quoi, au juste ?
Des intempéries ? Des animaux sauvages ?
…ou des autres mecs virils et violents ?
On marque sa propriété par la peur, et ça marche.

Ça marche de moins en moins bien, tu me diras, on commence à réapprendre la badasserie. Alors intervient Jean-Incel qui chouine d’être friendzoné alors qu’il défend les valeurs qui lui nuisent. Jean-Incel n’aime pas les femmes parce qu’elles refusent de coucher avec lui sur commande. Jean-Incel est persuadé que seuls les mâles alpha (mein gott je hais cette expression, fallait que je le dise, c’est fait) peuvent pécho, donc il en souffre et se venge. Sur les femmes. LOGIQUE IMPARABLE.

❎ Bosser sur la masculinité toxique ? Bof
✅ Rejeter la faute sur les femmes ? Ouais !

Le 23 avril 2018, Alek Manissian fonce dans la foule avec une camionnette, ciblant des femmes, tuant 10 personnes. Il se présente comme un « incel ». Capture d’écran CTVNews.

🐱🐱🐱

Franchement, vous, mecs cis qui me lisez, vous avez de sacrément gros problèmes auto-générés, quand même.

Et toujours la même coupable. Les mecs sont violents entre eux, se complaisent dans la violence, utilisent la violence comme moyen de coercition et c’est la faute de ces satanées bonnes femmes qui ne choisissent que les modèles supposément “haut de gamme”. “On est comme ça parce que les femmes aiment ça”
Non, on aime pas ça.

Sauf que la force, elle ne vient pas de la violence. La violence est même à mes yeux une absence de force : on fait peur pour ne pas avoir à répondre de nos actes. C’est pas très courageux et carrément inepte comme réponse.

Une femme forte ? J’en connais une. Dix.
Qui encaissent sans sourciller, qui mènent la barque dans les tempêtes, qui survivent à la violence des hommes et persévèrent encore. Pour moi, la force, elle est là, elle n’est pas dans les gros muscles ou le parler fort.

Mais pour ceux qui utilisent l’expression “male alpha” les deux se confondent et dire qu’on est un connard est parfaitement cohérent.

Alors on dresse les femmes à aimer les connards, on rend les attributs du connard séduisants.

🦞 Il envoie chier les gens, quel courage.
🦞 Il dit TOUT ce qu’il pense nique le politiquement correct.
🦞 Il n’hésite pas à monter au créneau, du moins c’est ce qu’il dit.
🦞 Il sait parler et manipuler, il ira loin.
🦞 Il a “beaucoup d’expérience” et tu as de la chance d’être avec lui.
🦞 D’ailleurs il peut pécho quand il veut, il te le dit, ça augmente ton sentiment d’insécurité.

On a une vraie confusion entre la force et la domination, non ?
Ces gens veulent dominer, avoir la parole sans contradiction et régner sur leur foyer en bons tyrans domestiques qu’ils rêvent secrètement d’être.
Sauf qu’en projet de vie, “Tyran domestique” c’est un peu limité. Maintenir la cohésion par la peur c’est pas forcément très sain.


🐦🐦🐦

Je ne dis pas qu’il faut dire oui à tout, qu’il faut être 100% sympa tout le temps, c’est important de savoir poser des limites. Mais on appelle ça poser des limites, pas rendre l’autre docile par la coercition.

Mais on nage dans cette confusion. Est-ce que je suis la bonne poire ? Est-ce que je me fais utiliser ? Est-ce que je devrais être une connasse ?

J’ai essayé d’être une connasse, quand le monde ne voulait pas de moi. J’ai obtenu des trucs, mais j’avais un peu un goût de gerbe quand même et ça n’a pas duré. De temps en temps, je m’engueule en me disant que je suis trop molle, trop bisounours, que c’est normal que le monde ne veuille pas de moi vu que je ne suis pas violente.

Ça te parle ?
“J’en ai marre, maintenant c’est fini, j’envoie chier !”
Puis deux jours après tu peux plus. T’es trop hors de ton personnage et de ta culture. Et les autres changent, quand tu fais ça. Parce que tu leur renvoie de la négativité au lieu de ta bonhomie habituelle. Moi, on me parle mal, je réponds pas cordialement.

Après, tu me diras, une connasse perçue comme femme, ça n’a pas les mêmes attributs. Vu que de toutes façons une femme a tort quoi qu’elle fasse, on est en miroir :
🦖 Elle envoie chier les gens, quelle connasse !
🦖 Elle dit tout ce qu’elle pense, elle est folle, pour qui elle se prend ?
🦖 Elle monte au créneau, quelle autoritariste !
🦖 Elle manipule, c’est une succube venue des enfers.
🦖 Elle a “beaucoup d’expérience” c’est un mouchoir usagé.
🦖 Elle peut pécho quand elle veut, cette salope !

Enfin, tu connais la rengaine. On attend de toi que tu fermes ta gueule et que tu produises de la force de travail. Ah, et si tu pouvais faire les poussières et la vaisselle aussi ce serait bien.

Catherine Meurisse/Le nouvel Observateur

🐶🐶🐶

Je ne comprends pas qu’on puisse valoriser des comportements antisociaux en se flattant qu’on est trop intelligents avant de se demander pourquoi les gens ont des comportements antisociaux.
Sérieusement 🙄

J’avais sorti le DSM sur un billet précédent, pour décrire le trouble de la personnalité antisociale, on va faire un rappel.
(Edit : la suite de mes recherches a confirmé mon pressentiment)

🐸 “Le trouble de la personnalité antisociale se caractérise par un motif persistant de mépris pour les conséquences et les droits des autres.”

Les sujets présentant un trouble de la personnalité antisociale commettent des actes illégaux, trompeurs, téméraires et ils exploitent les autres à la recherche d’un profit personnel ou pour le plaisir sans éprouver aucun remord; p. ex., ils peuvent:

🔸 Justifier ou rationaliser leur comportement (p. ex., penser que les perdants méritent de perdre, être à la recherche du numéro un)
🔸 Blâmer la victime pour sa stupidité ou son impuissance
🔸 Être indifférents aux effets néfastes et abusifs de leurs actions sur les autres

Dans le cas du trouble de la personnalité antisociale, les taux de prévalence sur 12 mois estimés aux États-Unis (basé sur d’anciens critères du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders [DSM]) vont d’environ 0,2 à 3,3%. Le trouble de la personnalité antisociale est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes (6:1) et il comporte une forte composante héréditaire.”

https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-psychiatriques/troubles-de-la-personnalité/trouble-de-la-personnalité-antisociale
🐸

⚠ Je ne suis pas psychiatre, je diagnostique que dalle, je pose juste cette description là en prévenant de l’effet Barnum et de l’effet puits (se reconnaître dans ce qu’on lit ne signifie pas qu’on est concernée). Si ton partenaire présente un ou plusieurs de ces signes il n’est PAS OBLIGATOIREMENT antisocial au sens clinique du terme, faut pas faire de diag sur un de mes billets, d’accord ? Un-e psychiatre saura te répondre mieux que moi.

Juste…
Enfin…
Ça me rappelle quand même pas mal de mecs toxiques as fuck, pas toi ? Pas forcément de manière pathologique, mais si on regarde les valeurs des personnes présentant un trouble de la personnalité antisociale, on se croirait à “Bienvenue chez les Masculinistes”.

☢ Penser que les perdants méritent de perdre, ça s’appelle la croyance en un monde juste : si il arrive des choses, c’est pour une bonne raison. Si je réussis, c’est uniquement grâce à moi et parce que je le mérite. #méritocratie
☢ Est-ce que je dois faire un paragraphe pour expliquer le victim blaming ou pas ? La technique est dans la brochure qu’on te donne quand tu bouffes la pilule rouge et que tu t’achètes un Fedora.
☢ Ne pas se préoccuper des répercussions de ses actes sur les autres, ça ring a bell ou bien ?

Moi ça me fait penser au néolibéralisme, déjà, genre bien bien. Puis c’est des valeurs que la société défend, en un sens. L’idée d’un monde juste dédouane du malheur des autres. “C’est de leur faute si iels sont pauvres/malades/whatever. J’y peux rien. C’est pas moi qui fais les règles.”

Blâmer la victime qui a osé se maquiller pour sortir, ça permet de justifier ses propres abus. C’est pas moi, c’est elle.

Le coup des répercussions sur les autres c’est un grand classique. Je te pose un scud, bien violent, puis je me casse l’esprit léger. Je te la fais à l’envers puis je fais celui qui ignore tout de la situation.

On valorise donc ces comportements et une certaine image de la virilité comme synonyme de violence avant de se demander pourquoi on vit dans un monde de rapaces.

On nous vend le fait d’être un “loup” de Wall Street, un “requin”, on valorise ces pratiques parce qu’on pense que ça fait de nous une personne plus apte à survivre dans notre monde qu’on compare souvent à une jungle, histoire de terminer de filer la métaphore du prédateur.


🐹🐹🐹

Perso, je m’en cogne. J’ai arrêté d’essayé d’être méchante. Ça ne marche pas et ça me rend malheureuse. Puis la logique est de mon côté je crois bien. La survie de l’espèce (quoique regarde ce qu’on fait au climat, je suis pas sûre qu’on mérite de continuer à vivre) ne va pas dans le sens de l’individualisme. On est interdépendant-es et on le sait bien, en plus !

Je dépends de gens qui cueillent les fruits, qui produisent le chocolat, qui fabriquent des médicaments, qui vont chasser les graines de courge et les yaourts à la fraise pour moi.

C’est en ça que la pensée mascu et néolibérale me semble aberrante. Tous ensemble mais tous seuls ? Chacun saura tirer son épingle du jeu grâce à la Main Invisible du Marché (aka le Père Noël des adultes de droite) ? Faut penser à sa gueule pour réussir mais “vivre ensemble” ?

On est dans du confusionnisme, même si ce n’est pas LE confusionnisme politique TM. Pas de sens, pas de logique, pas de cohérence, parfait. Bah oui, c’est tant mieux si on comprend rien aux relations interpersonnelles. Ça nous occupe. Ça renforce les inégalités tout en nous vendant l’idée que c’est normal, que le monde tourne comme ça. Ça te dit que TU es anormale, que tous tes problèmes viennent de toi, que tu devrais t’endurcir, la boucle est bouclée.

On fait quoi, alors ?
J’en sais rien.
De mon côté, j’assume mon caractère de bisounours, car je suis en accord avec mes propres valeurs. Je n’attend pas des autres qu’iels soient aussi laxistes que moi, c’est mon caractère, c’est tout. J’éprouve beaucoup plus de satisfaction à aider qu’à enfoncer.

Ça m’aura pris quelques années avant de réaliser ça. Ouais. Je suis toute chamallow dedans. J’adore les bébés animaux, les trucs mignons, j’aime aider quand je le peux et je pardonne très facilement. Je me suis fait avoir, plein de fois, mais je peux pas changer là dessus. Parce que j’en ai aucune envie en réalité.

C’est ça que je veux dire ce matin.
🐞 T’as le droit d’être en chamallow, c’est absolument pas une tare. C’est même plutôt le contraire : c’est grâce aux bisounours qu’on est solidaires les unes des autres. C’est les personnes solidaires qui ont permis aux autres humain-es de survivre. Et ça faut pas l’oublier, du coup je le redis.

Et si on te traite de bisounours, prends le comme un compliment ❤️