Heure de réveil : 4h16 (moi)

Ayé je suis tripledoséevaccinée, tu peux revenir sur la page où aucun pass sanitaire ne t’est réclamé. Sauf si tu es de droite. Si tu es de droite tu risque de te sentir pas trop à l’aise ici, enfin, à toi de voir.

Ce matin , je vais parler de la présomption d’innocence.

Le billet en lui même est loin d’être innocent et s’appuie sur des trucs qui se passent en ce moment. Des trucs pas propres du tout. Pour ne pas qu’on me reproche ensuite de gnagnagna j’en dis pas plus, et puis de toutes façons c’est un truc qui se répète à chaque fois. Je ne me servirai pas de l’exemple de ce qui se passe, je parle de manière générale et cet événement a déclenché le billet. Je préfère clarifier ça tout de suite pour pas qu’on me reproche de lancer des accusations ou de prendre parti. J’ai pris parti, de toutes façons et tout ne tourne pas autour de vos gueules, merci.

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Pour ma part, j’ai une présomption de culpabilité quand on parle accusations de violences physiques, mentales ou sexuelles. Je connais bien les zouaves, on a eu du callout en veux tu en voilà, j’ai été victime, je me souviens des statistiques sur les violences sexuelles.

La présomption d’innocence, lorsqu’on parle de violences commises à l’encontre de femmes ou de personnes positionnées ici et là dans le blob du gender, c’est comme le not all men. “Not all men” c’est le cri outré d’un homme cis qui défend un autre homme cis. Ils ne se connaissent pas, mais se protègent.

La présomption d’innocence, la victime ou la personne qui callout n’y a pas droit. C’est fabuleux.

L’illustre Gerald Bronner ne parlait-il pourtant pas de “réenchanter le risque” ?
Nan ? 🤭
Avant qu’on me tombe dessus j’ai deux de ses bouquins à la maison, et je les ai lus, et j’ai adhéré un moment avant de réaliser mon erreur. Je fais plein de conneries mais au moins, je ne persiste pas dedans. Pas comme certains.

Et puis on demande à tout le monde de se faire vacciner (et c’est une bonne chose), même les personnes comme moi qui ne sortent que très peu de leur maison doivent être vaccinées, et ça je le comprends. Je suis très à risque sur papier mais j’ai très peu de social humain réel dans ma vie (ça me convient bien), franchement, ça aurait pu passer sans troisième dose, non ?

Non.

👉 Parce qu’on part du principe que tu es peut-être contaminée ou que tu seras contagieuse dans le futur. Au vu de la sériosité de la pandémie, tu te dis peut-être que ouais, ça vaut le coup de se faire vacciner, parce que de base, toute personne que tu croises est potentiellement contaminée.

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Ce qu’on applique avec le bon sens vaccinal, le principe de précautions et ses limites (on a pas trop trop de recul sur le vaccin quoi), on l’applique à beaucoup de domaines de nos vie, mais quand il s’agit d’un prédateur, on se dit “Nooon ça vaaaaa on surveille 😎”

On attend qu’il se passe un truc. Puis il se passe un truc mais pas un truc passible de prison et on envoie bouler la personne qui rapporte les faits parce que la présomption d’innocence. C’est vrai, ça, c’est dégueulasse, DÉGUEULASSE DE NOTRE PART de signaler les red flags, on devrait avoir honte.

🚩 Les personnes en situation d’oppression sont pourtant les plus à même de repérer un agresseur potentiel. Pour ma part, j’ai acquis la méthode bidale pour repérer un mec toxique. Il m’arrive de lire un post et de tomber sur une formulation qui me chiffonne. Alors, des fois, je vais regarder l’historique de la personne sur le groupe, et je me rends compte que ça craint à mort en sous-texte.

Je suis folle, oui, je suis complètement jetée, mais je sais que si un type me fait peur dans la rue, je vais pas proclamer la présomption d’innocence et l’inviter boire un café à la maison. C’est pas la bipolarité, c’est le bon sens que j’ai acquis avec le temps.

🚩 On SAIT repérer les signaux, souvent parce qu’on a été victimes. A un moment, faudrait commencer à nous croire. Rien que de dire “ouais ça fait beaucoup de red flags” c’est déjà prendre en compte le problème. Mais non, ça se passe pas comme ça.

On nous demande DES PREUVES et dire “mentir régulièrement, envoyer des messages non sollicités à des personnes, être de mauvaise foi, devenir violent verbalement lorsque tout ne va pas comme il veut c’est un peu le tableau d’un mec qui craint” c’est pas une preuve, tu comprends ? Faut une photo du mec en flag ou un témoignage certifié par huissier de justice, et encore, c’est pas certain que ça marche.

C’est juste ton expérience de pauvre meuf traumatisée qui voit des violeurs partout.
Navrée pour la violence de cette phrase mais c’est ce qui se passe.

C’est ça, qu’on nous renvoie. T’es folle. T’es victime alors tu as une vision “déformée” de la réalité et tu vois des agresseurs partout. Double peine : dans 99% des cas ton ou tes agresseurs n’ont jamais souffert d’aucune conséquence, dans 99% des cas on ne te croira pas si tu alertes. Gagnant-gagnant hein ?

“Jusqu’ici il s’est bien comporté.
– Y compris à telle et telle occasion quand il a dit ça et ça ?
– Oh ta gueule, con de toi”

🐟🐟🐟

Quand on est victime, c’est EXTRÊMEMENT VIOLENT EN CAPSLOCK de voir des personnes défendre un potentiel prédateur.

“Mais il s’est bien comporté jusqu’ici”
Bah ouais, tu crois quoi, qu’il fait ses saloperies au vu et au su de tout le monde ? Évidemment, qu’il se comporte bien, c’est le B-A-BA du pédatériat !!! Il va pas se comporter en mec suintant la dégueulasserie, non. Enfin si j’ai des exemples de dégueulasserie suintante mais ils étaient en position de pouvoir sur leurs victimes donc pas besoin de se dissimuler plus que ça, dans leurs cas.

🚩 D’où les red flags, tsé.
Ouais des fois on développe un instinct de survie et on apprend à repérer les signaux de danger. C’est fifou, c’est encore un truc de fâmes qui dansent avec les loups, comme l’instinct maternel et ces trucs là. Totalement irrationnel.

Les red flags c’est ce qui transpire de sa perversité, les choses qu’il ne peut pas dissimuler, les indices qui révèlent que ouais, encore un.

👉 Quand tu as, par exemple, une pathologie psychiatrique, et que tu consultes un-e psychiatre, iel est sensé-e savoir décrypter les signaux non verbaux, ce qui n’est pas dit ou ce qui est esquivé, dans la plupart des cas de psychiatre compétent-e (je précise…), certains symptômes ou signes non “visibles” font partie du tableau clinique. La personne venue consulter ne sait rien de sa pathologie mais lae médecienne “lit” le récit et les symptômes. En posant des questions et avec leur sens de déduction supra-normal, iels peuvent te dire, par exemple, que tu es bipolaire.

J’ai vécu 36 ans en étant bipolaire sans le savoir, c’est en rencontrant une psychiatre que j’ai été diagnostiquée. Elle ne me connaissait pas mais a pu poser un diagnostic très juste, juste à partir de mon discours.

C’est aussi pour ça qu’il est difficile de feindre des symptômes : les personnes simulant une maladie mentale (par exemple pour les tentatives de “discernement aboli lors de la commission d’un crime”) ne connaissent pas forcément tous les petits signes que seul un-e pro connaît.

Je ne suis pas médecienne. Heureusement, parce que je tombe dans les pommes si je vois trop de sang. En plus ça fait beaucoup trop d’années d’études, laisse tomber.
Mais je sais qu’il est difficile de simuler des pathologies (Oui c’est un autre de mes intérêts : l’abolition du discernement et la simulation). On va dire presquebravomaispasbravo à Pierre Bodein, un tueur en série made in France qui a réussi à simuler une catatonie durant 2 ans en attendant le moment où, la vigilance retombée, il a pu se lever et se tirer en courant 👩‍🦽

🤔 Ah mais attends…
Si il a réussi à simuler…
Alors la présomption d’innocence ?

Nan, j’ai pas envie de répondre. On est pile sur du “not all men” inversé. Tu imagines, si on disait par défaut “personne n’est fou au tribunal, sinon on en serait pas au tribunal” ?

Ben en fait ça se passerait comme maintenant, avec des personnes en prison qui n’ont rien à faire là et qu’on prive de soins.

Tu marques un point 🎯

🦖🦖🦖

Je pense qu’il y aura forcément une personne pour pinailler mes exemples foireux et disant “ouiiiiiiiiiiiii maiiiiiiiiiiiiiiis c’est pas pareiiiiiil”

Non, c’est pas pareil, c’est pire. On apprend littéralement aux femmes à ne pas écouter l’alarme qui gueule lorsqu’elles sont en danger. On nous ordonne de désactiver nos systèmes d’alarmes parce qu’après tout, tout se passe toujours très bien lorsqu’on est candide face à un agresseur potentiel.
On doit être disponibles pour tout le monde. Si on refuse de parler à une personne ou, pire, qu’on lance des accusations “sans fondement”, c’est nous qu’on disqualifie. En nous rappelant qu’on est folles, au passage. Ça m’est arrivé de me faire blacklister parce que j’ai dit “ce type là ne me plaît pas trop”. Le type en question coule encore aujourd’hui des jours heureux dans un espace, qui, je n’en doute pas, est un vivier de proies.

On entraîne les moutons à écouter le berger et son chien. Si le berger ou le chien envoie le troupeau en bas d’une falaise, il ira en bas de la falaise, sans faire preuve d’aucune forme de reconsidération une fois les premiers moutons tombés. Si le patron dit, c’est que c’est vrai.

🐍 “Aies confianssssssssssssssssss” 🐍
Bah non, j’ai pas confiance, en fait.
Et si mon alarme intérieure beugle, j’ai tout intérêt à l’écouter parce que ça m’a déjà sauvé la vie à plusieurs reprises.

Y’a un truc dont il faut se rappeler. Seules 10% des agressions feraient l’objet de plaintes. Alors déjà, bon. C’est peu.
Mais moi ce qui me fait dévisser, c’est que ça fait 90% de violeurs en liberté !!!
Un peu moins avec les récidivistes, mais merde, c’est un peu inquiétant, non ?

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Et on nous dit “Cesse de te méfier des hommes, c’est le trauma qui parle”.
Oui, justement, c’est le trauma qui parle, et le trauma il connaît manifestement bien le sujet des prédateurs, en fait.

Qui de mieux placée qu’une victime pour débusquer les prédateurs ? Fastoche, la plupart du temps ce sont les prédateurs qui nous trouvent.

Il serait vraiment temps de réaliser que les victimes, les personnes présentant des pathologies psychiatriques, les personnes neuroatypiques, les personnes en situation de handicap, les personnes racisées, les personnes trans on blob-gendered, ont une réelle expertise dans le domaine des violences. Parce qu’on en est victimes. Cela ne nous rend pas biaisées ou radicales, ça nous donne une certaine expertise, bien utile pour la suite de nos vies.

T’imagines, quand même, qu’on dit à des femmes “C’est ton trauma qui parle, aies confiance” quand elles alertent ? On disqualifie en nous traitant de tarées. On a été victimes, alors on voit des prédateurs partout, ça confine à encore plus de folie. on ne peut pas être rationnelle quand on a été violée. On ne peut pas être rationnelle quand on est embrumée par la Folie avec un Grand G et un Grand F.

La violence que tout ça renvoie est insupportable.
C’est comme les personnes qui disent “faudrait des permis pour faire des enfants” en rigolant, sans capter l’eugénisme atroce de la chose. En toute logique, ce serait plutôt aux mecs cis d’avoir un permis pour sortir de chez eux…

🙈 Et si on voyait des prédateurs partout car ils sont en réalité très nombreux ?
J’élargis ici un peu le concept, oui. Je parle de tous ces mecs craignos qu’on a toustes rencontrés un jour. Ceux qui ne tuent pas, mais qui font de ta vie un enfer parce que vous avez eu un enfant ensemble. Ceux qui ne tuent pas mais qui terrorisent toute leur famille. Ceux qui ne tuent pas mais qui sont malhonnêtes et se tirent avec la caisse avant de te cracher à la gueule un “bonne chance avec les enfants, connasse”.

Des modèles comme ça, il y en a des milliers. Ces mecs qui sont juste toxiques, qui te pourrissent la vie comme ils ont pourri la vie de leur ex comme ils pourriront la vie de la suivante sur le menu. Mais, hey, t’es toujours en vie, alors il est pas si méchant que ça, hein…après tout, il n’a violé personne d’autre que ce que tu déclares et qu’on remet en doute.

🦆🦆🦆

Si tu beugles à la présomption d’innocence, ça me semble pas mal d’avoir de quoi étayer. Pourquoi donner sa confiance à une personne aux comportements “limites” mais refuser de faire confiance à celle qui le dénonce ?

🕵 C’est vrai, ça, on passe notre vie à donner des preuves de la nocivité, les cis dudes font comme ils savent si bien le faire : repousser les objectifs jusqu’à atteindre l’irréalisable pour ensuite nous reprocher de ne pas avoir atteint l’irréalisable.

Mais si on réfléchissait à l’envers ? Et si on se disait, je sais pas, que c’est à la personne incriminée d’apporter des preuves ? ⚠ Je ne parle pas ici de procédure judiciaire, je sais que la présomption d’innocence DANS LE CADRE D’UN PROCES est souhaitable ⚠ Mais imagine. Imagine, un jour, tu signales une personne, et tu t’en prends pas plein la gueule ? Imagine qu’on demande des comptes à cette personne ? Sans forcément l’incriminer, juste dire “heu on nous a rapporté ça, il y a un souci” c’est bien, pour commencer.

Les dominants ont besoin de décrédibiliser la parole des éventuelles accusatrices. Tout ce schéma qui se répète à l’infini participe à la culture du viol. C’est la personne qui rapporte les faits qui subit les foudres, tandis qu’on laisse le toxique errer à sa guise, parce que…

“Jusqu’ici, il n’a pas posé problème”

…mais toi, maintenant, tu poses problème, parce que tu as levé une pierre. Alors au lieu d’investiguer côté agresseur, on dénigre la personne qui rapporte les faits.

Dans environ, à la louche, 100% des callouts dont j’ai eu connaissance, la victime ou la personne qui signale le danger s’est fait harceler. Souvent gravement. Oh oui j’en ai lu, des échanges de messages qui te donnent envie d’abattre de nouveau le mur de la cuisine.

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Alors, pour moi, c’est simple.
Je sais pour l’avoir vécu qu’il existe des hommes cis extrêmement dangereux.
Je sais aussi que j’en ai épousé un bien, alors ça arrive, des fois, qu’ils soient pas des connards, oui.
Mais dans le doute, je me protège des agressions. Si je croise une personne avec des propos de mascu de merde, je me dis que c’est un mascu de merde et je l’évite comme un Darty le jour du black friday.

Mon option par défaut est “meh”. Et au moindre signe qui me met mal à l’aise, je m’écoute, je suis attentive.

Ensuite, la personne part en vrille, on quitte le groupe, elle reste.
Parce que c’est comme ça que ça se passe, dans la vie, cocotte : tu ouvres ton bec, tu payes. Celles qui partent, ce sont effectivement les plus fragiles.
Parce que la fragilité c’est ce qui nous permet d’avoir ce septième sens. On sent, le cœur qui s’ouvre, la respiration courte, les frissons. Je ne sais pas pour les autres mais chaque rencontre de ce type m’a beaucoup mise en difficulté, psychologiquement.

“C’est les plus gênées qui partent” oui. C’est ce qui se passe, c’est pour ça que de plus en plus de meufs disent merde.

⚡ C’est pas aux victimes de fuir.
C’est l’indécence totale que de laisser des prédateurs dans un groupe en excluant celles qui le signalent.

“Tu n’es pas la première à l’avoir signalé.
– Ok donc il dégage ?
– Hein ?
– Bah si on est deux c’est qu’il y a un truc.
– MAIS LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE !!!”

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Bref. Vous, les mecs qui faites soudain preuve d’une éthique irréprochable lorsqu’on touche à un de vos congénères mais qui ne voyez pas le mal à salir les personnes qui alertent, ne commentez pas. Non, vraiment. Parce que ça va PAS bien se passer.

😡 Parce qu’on touche pas aux copines et que j’ai une amie qui est maintenant détruite. Une meuf qu’on ne croit pas car elle a subi trop de choses.
Ah, oui, parce que les copaines font psycho-SAV en urgence pendant que vous êtes vaguement inconfortables dans vos slips. Les conséquences ? C’est nous qui gérons, merci bien. C’est même nous qui communiquons pour essayer d’amorcer une descente. Dans un conflit impliquant une femme et plusieurs hommes, ce sont des femmes qui se tapent la charge mentale de résolution de problème.

C’est le contraire, qu’il faut prendre en compte : on est des cibles dès notre naissance. Je crois que c’est 1 femme sur 5 qui se fera violer dans sa vie.
Et les enfants…4% de la population a été victime de pédocriminalité, dont 78% d’enfants assigné-es filles.

Si il y a des personnes disposant d’une solide expertise en ce qui concerne les prédateurs, c’est nous. Et c’est pas parce qu’on a été victimes qu’on est incohérentes ou forcément biaisées par notre traumatisme.

J’ai été victime, j’ai fait mon parcours, je suis à l’étape, ici, maintenant, où je partage mon expérience pour aider. Je suis parfaitement lucide sur ma situation ainsi que sur ma situation psychiatrique. J’ai d’ailleurs un traitement, mais ça, osef, je suis bipolaire, je raconte forcément de la merde.

Sauf que je sais que je ne raconte pas n’importe quoi. Suis-je victime de mon biais de confirmation ? Sans doute. Mais, hey, principe de précaution.
J’ai lu, entendu, tellement de témoignages insoutenables, où la justice était absente, où devinez-qui a eu la thune, les gosses et la maison, que oui, je sais de quoi cette engeance est capable.

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On cessera de se méfier lorsque vous vous montrerez digne de notre confiance, et on en est loin.

En protégeant des personnes potentiellement toxiques sous couvert de “jusqu’ici tout va bien”, vous insultez toutes les victimes et vous permettez à ce culte du silence féminin de perdurer, parce que ça vous arrange. Le déni est plus confortable que la prise de conscience que, oui, la majorité des homme cis a des comportements problématiques vis à vis des dominé-es.

Même si vous n’êtes vous-mêmes pas des violeurs, vous participez à la culture du viol en ne faisant rien face à des accusations.

Et franchement, c’est un peu la honte, je serais vous je ferais pas trop trop les malins.

PS : Errare humanum est, perseverare diabolicum. Si tu commets sans cesse la même erreur, pose-toi des questions.