Grasse matinée : 6h05 (chats)

Ce matin, je profite d’avoir les idées claires pour te parler santé mentale. T’en fais pas, la page ne deviendra pas un lieu de coaching ou de développement personnel. Plutôt crever.
J’en profite pour prévenir toute personne bien intentionnée qui aurait l’idée de génie de proposer de lâcher prise, une infusion de thym ou du Bipolarium 10 CH dans les commentaires subira ma colère. Et la colère que je porte aussi pour toutes les copines malades. Beware, je suis sans pitié. Si une personne vous fait le coup sous une des publis partagées vous pouvez tagger la page et je viendrai tout purifier par le feu. VRAIMENT.

Je ne suis pas psychiatre, aussi si je raconte des conneries n’hésitez pas, je parle surtout d’expérience. De plus, je n’évoque pas toutes les maladies psy. Oui il y a des contre-exemples. Donnez-les !
Le billet va être long alors je chapitre à l’arrache avec des emoji (edit : le début d’une pratique qui va durer !)

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Bon, à ce stade je pense que tu as compris : je suis complètement folle. Tarée, jetée, cinglée, barge, allumée, écervelée, inconsciente, bête, timbrée, toquée, fêlée, maboule, démente, aliénée, déséquilibrée, insensée, anormale, déraisonnable, irrationnelle, loufoque, dingue, excessive, azimutée, bizarre, désaxée, foldingue, siphonnée. Tu peux reprendre ton souffle, j’ai utilisé un dictionnaire des synonymes, il est 6h du mat quand même.

Gustave Courbet, Le désespéré

Il semblerait que la folie soit un des critères universels d’exclusion de l’humanité. Certains lieux, à certaines époques, ont pu connaître des passage où la «folie» était liée au mystique et donc valorisée. Mais il existe aussi des communautés où les personnes trans sont portées aux nues, ça n’empêche pas la transphobie sur les 99,99% restants de la planète.
«Elle est complètement tarée» c’est le synonyme de «J’ai rien à répondre à ça, je sais pas comment me comporter devant cette femme qui ne se laisse pas rouler dessus, je ne comprends pas, argh, vite, soignons cette vilaine dissonance cognitive !»
cf. : hystérique, un des arguments masculinistes les plus repris (et le moins efficace ou pertinent).

On va pas se refaire le couplet sur la différence qui entraîne l’exclusion parce que la peur provoque des réactions blablabla. Moi, là, concrètement, je sais que je fais peur à des gens alors que je suis parfaitement inoffensive et même carrément un gros bisounours misandre.
J’ai pourtant un passing neurotypique incroyable, quand je porte des manches longues et des gants. Et un passe montagne.

Je suis mariée, j’ai un enfant, un appartement, je m’occupe de deux chats ingrats, je suis capable de bosser énormément quand je ne suis pas maltraitée au travail.
A part le passe-montagne, franchement, je suis pas mal «insérée dans la société» pour une personne bipolaire. Je prends mes médocs, je gère comme je peux, y’a des phases bien, y’a des phases d’exaltation désormais bien connues de mes proches mais aussi, plus souvent, des phases de morosité voire de total craquage dépressif qui peut durer de quelques jours à quelques semaines.

Je suis soignée, suivie, pas stable pour autant mais «moins pire», je n’ai agressé ni tué personne sous l’influence de ma folie. Le pire qu’il puisse se passer c’est que je chiale en PLS sous ma couette en me disant que je n’appartiens pas à ce monde et que je suis seule, seule, seule. Pathétique, certes, mais pas dangereuse pour les autres.

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«Ouais mais t’es QUE bipolaire, ça va»
Et bien, Marie-Mouise, je suis contente de ta question parce que figure-toi que je connais un peu les autres pathologies mentales. Je sais que les bouffées délirantes peuvent provoquer ce genre de choses parce que j’ai potassé sur la schizophrénie pour comprendre ma demi-soeur, puis, par glissement, je me suis renseignée sur les autres pathologies mentales.
Je m’intéresse aussi à la criminologie et beaucoup de tueurs en séries et autres criminels très violents présentent souvent une ou plusieurs pathologies mentales. Je sais pas qui ça surprend en fait, parce que dans certains cas, il n’y a que le délire évoqué par le tueur qui fait prendre sens aux actes commis. Richard Chase pensait que les aliens lui avaient volé sa trachée artère, quoi. Vas-y pour déduire ça avec tes pouvoirs de super flic CSI Bourg-en-Bresse ! Mais la folie n’est pas forcément le motif…

Shingo Everard – Mask of Sanity
https://www.behance.net/gallery/100517131/Mask-of-Sanity

Pour autant, on rappelle ici que la plupart des criminels sont juste des criminels. Pas besoin de folie, pas la peine d’être le Tueur du Zodiaque himself pour être un meurtrier. Ton voisin est sans doute beaucoup plus dangereux pour sa femme que tu ne le penses.

C’est, je pense, ce qui inquiète et effraie. On a des réactions, des pensées, qui divergent de l’attendu et qui sont parfois totalement improbables. Il m’arrive de faire des associations d’idées du futur, le truc qui me semble à moi totalement logique et cohérent (On parle de couteau à beurre, je vais penser à une poule qui trouve un couteau, puis à une poule qui a des dents, et je vais dire «j’espère que la poule apprendra jamais à s’en servir, elle a des dents, en plus, elle se démerde» et je vais rire tout haut.) J’ai aussi parfois une répartie cinglante et absurde as f*ck, utile avec les connards, moins facile avec ses potes…

Total de gens morts : 0

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J’ai commencé à m’intéresser à la schizophrénie avec ma soeur, j’avais 14 ans, elle 21 ans quand elle a été internée pour la première fois suite à une bouffée délirante. Je ne comprenais pas ce qu’on avait fait à ma grande sœur que j’admirais tant. La vie a fini de nous séparer, la haine qu’elle a développé sur ma personne, surtout, J’ai toujours ce goût de tristesse dans la bouche. Mais les personnes atteintes de pathologie mentale peuvent être tout autant toxiques que les autres. Elle l’est, as fuck, ça m’a pris du temps à comprendre qu’angéliser les personnes neutoatypiques était une connerie. Je sais aussi que quand ma sœur tente de tout faire péter c’est qu’elle ne prend plus ses médicaments depuis un moment et qu’elle s’est remise à fumer de la weed (Malheureusement, la schizophrénie et les drogues en général, c’est un combo ultra-risqué)(Alors qu’avec la bipolarité, aucun, jamais, zéro souci bien sûr)1.

J’ai côtoyé beaucoup de personnes atteintes de troubles psy. Pas par goût ou fétichisme, mais parce que je me sentais à la maison avec euxlles. Ce côté un peu «fou», justement, me manque chez la plupart des gens qui me regardent bizarrement quand je sors du cadre. Quand un type me raconte sa vision du monde, je l’écoute. Des fois c’est absolument WTF mais je suis pas choquée.

J’ai longtemps eu un ami qui s’appelait Christophe, qui était schizophrène, dont le défaut principal était de ne pas laver ses verres correctement. Dit comme ça, c’est rien, mais t’as pas vu ce mec t’apporter un verre d’eau (Body count : toujours zéro mais gros trauma).
Son pote parano m’a collé une droite un matin (je lui ai demandé d’arrêter de crier en boucle, c’était pas la bonne approche. Now I know). J’ai pu échanger durant des heures avec son ami qui avait fait une fixation sur une femme et qu’on avait dû déplacer géographiquement car il voulait être près d’elle tout le temps et que les rappels à la loi ne suffisaient pas (Un gros gros stalker, oui, mais son long récit détaillé m’en a appris beaucoup sur les stalkers). J’ai été pas mal pote avec le mec qui se prend pour le sosie de Michael Jackson (et qu’on appelait Michael d’ailleurs), qui dansait (super bien) dans la rue avec beaucoup de talent.

J’ai été agressée 2 autres fois fois durant mes 3 ans dans cette ville, et bien plus gravement.
Par 2 personnes différentes.
Des mecs, cis, sans pathologie mentale.
J’ai été agressée d’autres fois avant, après, la droite de ce type en plein délire a été ma seule agression liée à un trouble psy.

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Il y a un autre univers absolument méconnu des gens sains d’esprit, c’est l’univers de la pharmacopée dans le cadre de troubles psy. Je ne suis pas psychiatre (les études étaient beaucoup trop longue et j’aime pas le vert amande) mais je commence à connaître un peu les bails comme disent les jeunes.
Une notion à comprendre absolument c’est que «la folie» (en général les délires, les croyances, parfois toute la mythologie intérieure) est une part importante de nous. Beaucoup de personnes atteintes se sentent comme privées d’elles-mêmes en étant médiquées. C’est triste et c’est absolument une des causes de l’arrêt du traitement. Mon copain Christophe jouait de la guitare et regrettait que les médocs lui engourdissent les mains. Il jouait encore, mais se trouvait naze. Cela le faisait énormément souffrir, me souvenir de nos discussions à ce sujet me collent encore les larmes aux yeux, 20 ans après. Il doit avoir 65 ans aujourd’hui, je me demande s’il joue toujours. S’il est toujours là.

Moi tu me dirais «on a trouvé un truc qui tue la bipolarité définitivement» je ne suis pas sûre du tout que je le prendrais. Mes phases d’exaltation sont bruyantes mais j’y puise souvent mes idées. Cette page = moment de folie. HA ! Tu serais bien dans la merde, hein ?
On me dirait «Demain, tu est toujours au milieu sur la courbe» j’aurais envie de me jeter par la fenêtre. Sérieusement. Ça fait 38 ans que je vis avec, certes, des bas assez bas, mais aussi toute une créativité, des idées un peu folles, de l’astuce et autant de caractéristiques qui font de moi une individue certes totalement à l’ouest mais aussi plutôt sympa à vivre par moments. Je crois. On tue ma créativité, on me tue.
J’ai pas une pathologie aussi lourde que la schizophrénie (quoique…On peut aller loin aussi)et pourtant je retrouve ce même manque : les idées folles apportent quelque chose de plus dans ma vie.
Pour les personnes qui créent c’est l’essence même de leur identité. Je ne sais pas si tu as remarqué mais y’a un paquet d’artistes passées et présentes qui sont totalement jetées. Et c’est cool (même si ça implique de passer outre une souffrance pour nous divertir.).

SKEME – “The Gods Must be Crazy” https://dirtypilot.com/products/skeme-the-gods-must-be-crazy-painting

On se retrouve donc dans un état entre le traitement qui apaise et le traitement qui coupe les ailes. C’est pas comme ça sur TOUTES les pathologies (T’es psychiatre et tu veux en parler ? Viens ! C’est important de savoir ce que ressentent les patientes) mais la «folie» est un morceau de l’identité de la personne malade et c’est assez difficile, impossible pour certaines, de renoncer à soi, aussi néfaste soit-il. Et on arrête son traitement parce que, sans folie, pourquoi vivre ?

Ça, à mon sens, si tu veux chercher à comprendre les arrêts de médicaments et les passages à l’acte, c’est super important. Puis certains médicaments sont franchement raides, avec des effets secondaires pas cool, puis tu te sens floue, bizarre, ralentie, au mieux. Le Lithium me cause des pertes de mémoire immédiate, j’ai des stratégies pour pallier à ça mais c’est atroce d’écouter quelque chose pour l’oublier immédiatement ensuite. Il y a souvent une prise de poids également, quelle que soit le médicament et je sais c’est parfois compliqué à gérer.
Bien souvent, les passages à l’acte violents sont provoqués par un arrêt, une absence de médication ou de suivi.

En réalité ce sont plutôt les malades psy qui subissent des violences.

 

🐧🐧🐧 Longue citation2🐧🐧🐧

Il convient de souligner qu’est traitée ici l’exception, car les comportements violents ne concernent comme acteurs qu’une petite minorité de personnes souffrant de troubles mentaux. Beaucoup plus fréquemment ces dernières sont les victimes, de leur fait ou de celui d’autrui ou de la société (difficultés de logement, précarité économique, isolement, désengagement des aides sociales, etc.), de :
– violences exercées sur elles-mêmes : automutilations, suicides (12 à 15 % des personnes souffrant de troubles schizophréniques ou bipolaires se suicident, mais il existe de rares occurrences de suicides précédés d’un homicide) ;
– violences subies : plusieurs études récentes convergent pour souligner la survictimation des personnes souffrant de troubles mentaux graves (elles sont 7 à 17 fois plus fréquemment victimes de violence que la population générale). Il s’agit d’actes de divers types, du harcèlement au viol, à la maltraitance et à la violence physique, en tout lieu y compris l’hôpital.

Leur vulnérabilité particulière conduit à ce que ces personnes ne signalent que rarement les atteintes dont elles sont victimes, en particulier en institution ou dans le milieu familial.

Les personnes souffrant de troubles mentaux ne sont que rarement impliquées dans une violence faite à des tiers : tous types de violence confondus, 3 à 5 % seulement des actes violents seraient dus à des personnes souffrant de troubles mentaux. S’il ressort indéniablement des études épidémiologiques une augmentation réelle du risque de violence exercée par les personnes souffrant de troubles mentaux graves par rapport à celui de la population générale non malade, celles qui ont commis des actes violents sont en nombre absolu très peu nombreuses. Les violences causées par des personnes souffrant de troubles mentaux évoluent parallèlement à la violence observée dans la société. Les comportements hétéro-agressifs touchent d’abord la famille et les proches, d’autres patients, les professionnels de santé, exceptionnellement des personnes sans aucun lien avec le patient.»

🐧🐧🐧 Tu peux recommencer à lire 🐧🐧🐧

En gros : le schizophrène fou furieux qui se balade avec une hache et la bave aux lèvres dans la neige, c’est souvent dans Shining, c’est vachement plus rare dans la vie.

Toujours est-il qu’on fait peur.
Parce qu’on a des réactions parfois totalement décalées.
Parce qu’on remet en cause tout ce joli système bien rangé où on différencie ce qui est socialement acceptable de ce qui ne l’est pas. Comme diraient les gens dans le digital-avec-les-doigts «La totale disruption challenge ta perception de la réalité et te pousse hors de ta confort-zone» 🚀

Mais alors déjà : on y peut rien. Vraiment, hein, on y peut rien. Je pense que la «folie» est un état, parfois inné, parfois réactionnel (Dépression, Syndrome de Stress Post Traumatique ou SSPT/PTSD). Difficile à diagnostiquer, encore plus difficile à soigner, souvent impossible à guérir. On y peut en général pas grand chose.

«Oui mais tu es suivie, hein ? Hein ?»
T’en fais pas, je vais pas venir manger tes orteils pendant la nuit. Tu habites trop loin et on est en zone de couvre-feu. Dors tranquille.
La personne qui est souvent la plus marquée, blessée, détruite par la crise c’est la personne qui en est victime. Oui, elle peut dire des choses qui dépassent sa pensée, avoir des propos complètement bizarres, heurter, parfois, réagir de manière disproportionnée ou simplement inadaptée. En général j’ai une sensation de malaise et je peux me faire envoyer chier mais ça va pas souvent plus loin.

Maintenant, va demander à une personne autiste comment iel se sent après un meltdown…


Non, ne le fais pas, c’était rhétorique !!! Cherche sur Google ! 😨

Les premières, les toutes premières victimes de notre folie, c’est nous-mêmes. Le tueur à la hache, s’il n’est pas déjà interné ou sous traitement médicamenteux, c’est une fraction extrêmement faiblissime de la société. Statistiquement tu as plus de chances de trouver un billet de 200€ par terre que de te faire attaquer pas un schizophrène à la hache.

Oui c’est complètement une stat tirée de mon chapeau.
Comparativement, les conjoints ou ex violents causent beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP PLUS DE VICTIMES.

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J’ai pu au fil des ans rencontrer et connaître beaucoup de personnes malades psy «sévères», parfois très abîmées. Plusieurs sont mortes avant leurs 50 ans. Quelques unes avant leurs 40. C’est souvent des vies ruinées, instables, dans laquelle la personne a été ballottée, maltraitée avant d’être collée dans une cellule ou relâchée dans la rue. Quand on perd le fil, la drogue est souvent l’option suivante. Et autant j’ai rien contre les drogues et usagères de drogue, autant sur un psychisme autant en souffrance, c’est rarement une bonne idée.

J’ai aussi connu très peu de malades qui bénéficiaient du soutien de leur famille et de leurs proches. Ou, prenons le truc à l’envers, beaucoup de malades sont juste droppés à l’HP par leur famille. Et ça aussi je peux le comprendre malgré tout((En fermant les yeux et en essayant d’y croire et tout)) car quand on est ni formée ni prévenue de ce qu’il peut se passer, maintenir à domicile une personne en état grave ou pendant une crise est parfois impossible. Je ne dis pas que ces familles sont sans cœur, même si certaines le sont carrément. Certaines pathologies nécessitent un suivi à vie. Puis les proches sont pas psychiatres. Puis, oui, parfois, ça peut devenir dangereux3.

Quand mon pote paranoïaque est venu me voir pour me parler des mines qu’il avait fait poser sur la faille de San Andreas pour détacher la Californie du continent américain, j’étais pas prête à devoir rester assise dans mon salon à l’écouter parler pendant 1h30 tout en faisant les cent pas. Les délires sont par définition totalement en dehors de toute réalité, et quand t’es «juste» la maman et que tu vois ton enfant partir sévèrement en vrille, ouais, t’es démunie.

Ça reste affreux d’interner quelqu’un-e quand même. T’as tes raisons, des fois il n’y a pas le choix, mais on ne peut pas se couper des conséquences comme ça. C’est quelque chose de grave et la pesonne malade a besoin de ton support.

Des personnes que j’ai pu connaître, celles qui vivaient le mieux étaient celles qui étaient entourées. On a pas toustes une famille qui tient la route, mais on peut avoir des amies, des soignantes qui font attention à nous. Qui nous disent quand on va trop loin, qui nous avertissent, qui nous aident à surmonter les effets secondaires, les moments de désespoir quand on voit notre grain de folie s’envoler. Pour moi c’est les copines qui me sentent un peu dériver et qui me proposent de passer me voir, de regarder des épisodes de Gumball en buvant du Coca, d’aller nous balader ou, juste, qui me font un coucou sur Messenger pour dire «je pense à toi». Les proches sont une des clés de la stabilité. On dépend de nos proches, on a besoin de leur présence pour nous épauler et nous rappeler où la réalité se déroule.
Et pourtant, on est très souvent totalement mises à l’écart du game. On décide, on choisit pour nous, on ne nous écoute pas, on ne nous prend jamais au sérieux. Notre pathologie mentale nous décrédibilise instantanément.

Ce billet est déjà bien assez long comme ça, j’en ai encore plein à dire et c’est pour ça que j’ai eu cette idée : partager mes monologues du matin au lieu de tanner mes proches avec mes réflexions enthousiastes sur la reproduction des bulots en eau radioactive, ma nouvelle passion.

Toi, qui lis ce billet, tu es ma victime. 🙃

  1. C’est du sarcasme []
  2. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2011-07/evaluation_de_la_dangerosite_psychiatrique_-_recommandations_2011-07-06_15-48-9_213.pdf []
  3. Affaire Romain Dupuy : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Romain_Dupuy []